Le Grand Prix d’Azerbaïdjan fête ses dix ans. Entre la traversée du désert d’Oscar Piastri, le championnat qui semble déjà promis à Antonelli et le sombre avenir d’Esteban Ocon, le 15e Grand Prix de la saison ne manque pas de piment.
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Pourquoi la course a-t-elle lieu un samedi ?
Le 27 septembre est un jour férié dans le pays. Une commémoration particulièrement importante instaurée par les autorités azéries en décembre 2020, quelques semaines après la fin de la guerre du Haut-Karabakh. Cette journée rend ainsi hommage aux victimes du conflit entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie dans la région du Haut-Karabakh. Organiser le plus grand évènement sportif du pays en même temps était donc impensable. Au lieu de déplacer ce Grand Prix qui a traditionnellement lieu en septembre, la FIA a ainsi décidé de faire rouler les monoplaces du jeudi au samedi. Les qualifications se disputeront le vendredi 25 septembre et la course le lendemain.
Oscar Piastri, faut-il s’inquiéter ?
Après avoir longtemps dominé la saison 2025 avant d’être repris par son voisin de garage, Lando Norris, le pilote australien traverse une année 2026 compliquée. Une longue traversée du désert même, puisqu’il ne compte que deux podiums et aucune victoire. Ces mauvais résultats seraient dus au fait qu’Oscar Piastri doit faire face à un certain inconfort dans sa monoplace nouvelle génération qu’il n’arrive pas à gommer selon son team principal, Andrea Stella. «Oscar pilote encore en réfléchissant», souligne-t-il. «Et lorsque vous pilotez en réfléchissant, les choses ralentissent. Vous êtes plus lent en tant que pilote dans votre prise de décision et, au bout du compte, vous êtes également plus lent en termes de chronos». Pour McLaren, l’objectif est donc de permettre à Piastri d’avoir pleinement confiance en sa monoplace afin qu’il retrouve un pilotage plus naturel et puisse maximiser son potentiel au maximum pour les 9 dernières courses de la saison.
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Antonelli déjà champion ?
Après sa remontée impressionnante à Monza, le jeune Italien semble survoler le championnat sans que rien ne puisse le perturber. Si pour le moment le titre de champion du monde lui tend les bras, neuf pilotes peuvent mathématiquement lui barrer la route. Son dauphin n’est autre que George Russell avec 81 longueurs de retard. Lewis Hamilton reste troisième à 101 points du leader, tandis que le champion du monde en titre Lando Norris suit avec 186 points. Charles Leclerc complète le top 5 avec 167 unités.
Si cela reste peu probable, Max Verstappen a lui aussi encore une chance de remporter le championnat. Le Néerlandais est actuellement sixième avec 145 points, devant Oscar Piastri qui en compte 120. Même Isack Hadjar, avec 71 points, et Liam Lawson, avec 59 points, peuvent également encore être champions mathématiquement.
Y a-t-il encore une concurrence chez Mercedes ?
Attendu comme le pilote leader de l’équipe, George Russell est aux abonnés absents. Bonne entame de saison en s’imposant en Australie pour la manche inaugurale mais il faut ensuite attendre l’Autriche, fin juin, pour le retrouver sur la plus haute marche du podium. Entre-temps, son jeune coéquipier a remporté cinq victoires d’affilée. Le grand duel fratricide annoncé en début de saison n’a finalement pas vu le jour. Kimi Antonelli, qui avait tout du jeune pilote inexpérimenté, a progressivement inversé le rapport de force et navigue désormais en tête du championnat avec une avance confortable sur son voisin de garage qui ne semble pas trouver la solution pour rebondir.
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Ocon officiellement sans baquet ?
En fin de contrat avec Haas, le Français sait qu’il joue son avenir depuis déjà plusieurs semaines. Après avoir connu «le début de saison le plus difficile» de sa carrière, sa monoplace n’a jamais vraiment semblé fonctionner correctement. N’empêche que pour Haas le problème ne vient pas seulement de la voiture puisqu’elle a décidé de mettre Ocon en concurrence avec quatre autres pilotes pour un seul baquet la saison prochaine. L’écurie américaine a ainsi lancé des évaluations pilotes au cours d’un important programme d’essais privés à Portimão cet été. L’ancien pilote Alpine Jack Doohan doit, quant à lui, effectuer son propre essai avec l’écurie à Jerez au cours du mois de septembre.
Si bien que ce jeudi à Bakou, le Normand s’est considéré « sans contrat pour l’an prochain. Il y a des discussions qui ne sont pas sous mon contrôle, mais je vais continuer d’attaquer jusqu’à la fin de l’année et on verra ce que ça donnera». Son avenir n’a rarement été aussi sombre.
