RENCONTRE - Le Savoyard a repoussé les limites de la préparation à l’extrême pour signer un temps ahurissant dans la mythique traversée de la Corse.
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166 km pour traverser la Corse du nord au sud sur le GR20 et 12.000 mètres de dénivelé en seulement 27h39 minutes. Le 25 septembre dernier, Aurélien Dunand-Pallaz a fait exploser le record de la traversée de l’île de Beauté pourtant amélioré quelques semaines auparavant par François D’Haene. Explosé, le mot est faible. Le triple vainqueur de l’Ultra Trail du Mont Blanc avait pourtant mis la barre très haut déjà en 29h46 minutes le 9 juillet. Mais son successeur a mais 2 heures 17 minutes de moins pour relier Calenzana à Conca. Un temps stratosphérique. Impensable. Comme si un sprinteur abaissait d’un coup le record du monde du cent mètres de plus cinq dixièmes d’un coup.
Comme si on abaissait le record du 100 m de quatre ou cinq dixièmes
Le Figaro a rencontré le Haut-Savoyard, un petit sac à dos sur les épaules duquel ressortait une paire de chaussures pour son footing matinal. «J’ai très peu couru depuis le record. La saison est terminée et je suis en mode récupération», explique-t-il autour d’un verre dans une brasserie de la porte Maillot. Il lui a fallu…
