Les Sang et Or ont disposé du Paris-SG ce dimanche, à Bollaert, pour le gain du Trophée des champions.
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Lens au septième ciel. Après avoir s’être offert une première Coupe de France dans l’histoire du club en fin de saison dernière, les Sang et Or ont décroché dimanche, à Bollaert, leur premier Trophée des champions. Et ce en venant à bout de l’ogre parisien (1-0) et malgré l’expulsion de Kyllian Antonio en fin de première période. Lauréats de la Supercoupe d’Europe mercredi dernier face à Aston Villa (2-1) et quadruples tenants du titre dans ce Trophée des champions, les hommes de Luis Enrique ont eux aussi terminé à dix après l’expulsion de Nuno Mendes dans les dernières minutes.
Les Parisiens n’ont pas mis longtemps à prendre le contrôle des opérations. Assez pour hériter de plusieurs situations chaudes dans le premier quart d’heure (8e, 12e, 13e). Les Sang et Or avaient le mérite de tenir. Et même de se projeter, avec ce retour XXL de Beraldo (25e). Mais dominer n’est pas gagner. Surtout que les occasions ne pleuvaient plus sur le but de Risser. Et c’est même Safonov qui devait s’incliner, Thauvin, opportuniste, ayant été abandonné au marquage par un Digne rêveur (1-0, 32e). Bollaert chavirait de bonheur… avant de rugir de colère : coupable de s’être essuyé les crampons sur la cheville d’Akliouche, Antonio écopait d’un rouge (39e). «Vous avez le don de tuer un match», pestait le directeur sportif lensois, Jean-Louis Leca, sur Ligue 1+. Malgré ce fait de jeu et la barre trouvée par Doué dans les arrêts de jeu, c’est bien Lens, à 10, qui menait à la pause (1-0 MT).
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«À Saint-Denis pour l’histoire, à Lens ce soir, pour la gloire», lançaient les Ultras lensois avant le coup d’envoi, dans un tifo en hommage à la victoire en Coupe de France. À ce moment de la partie, tous les rêves étaient permis. D’autant que les Sang et Or faisaient mieux que résister malgré leur infériorité numérique, avec notamment plusieurs tentatives de loin, dont celle de Thauvin (58e).
La muraille Risser
Luis Enrique sifflait la fin de la récréation en lançant Dembélé, Ruiz et Mendes (60e). Le premier nommé était vite en situation de faire la différence, Risser sauvant la maison lensoise de la cuisse (61e). La domination parisienne était forte. Mais la résistance lensoise aussi. Les hommes de Toppmöller défendaient avec le cœur, les tripes, portés par un stade Bollaert qui avait le goût de la victoire en bouche. Risser se mettait encore en lumière devant Mayulu (72e) Dembélé (74e) et Doué (78e), n’étant battu que sur un but (logiquement) refusé pour une position de hors-jeu (75e). Lens dos au mur. Paris avait passé la seconde. Trop tard. Trop brouillon, à l’image de ce tir de Dembélé dans les nuages (84e). Chaque tacle, chaque récupération, c’était un tremblement de terre. Alors imaginez quand Skoras était près de faire le break (85e) et quand Mendes écopait d’un rouge (86e)…
L’enceinte nordiste entrait en éruption quand Udol faisait sur le break (88e). Du moins, pensait faire le break, l’arbitre annulant ce but pour une faute au début de l’action. Le match s’emballait, le stade toujours plus en feu, les contacts rugueux. Et Hakimi tout près d’égaliser d’un retourné (90e). Une dernière cartouche pour Paris, Doué depuis l’entrée de la surface : dans les gants de Risser (1-0 score final). Le RC Lens aux anges, au septième ciel. Finalement, les Parisiens ne sont pas invincibles.
