ANALYSE – Découvrez ce qui a retenu l’attention de la rédaction lors de la victoire du Stade Toulousain face à l’Union Bordeaux-Bègles (48-12), dimanche soir à Ernest-Wallon, en clôture de la deuxième journée du Top 14.

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TOPS

Le Stade, 40 premières minutes injouables

Dimanche soir, dans leur antre d’Ernest-Wallon, les champions de France ont tout simplement récité leur rugby, notamment dans le premier acte, ponctué de six essais à zéro, afin d’éparpiller des Girondins absolument impuissants face à l’armada haut-garonnaise. Les joueurs d’Ugo Mola, en état de grâce, ont livré 40 premières minutes irrésistibles, reléguant les Bordelais-Béglais à leurs études. Il y avait plus d’une classe d’écart entre les deux équipes. Lorsqu’il évolue à cette altitude, le Stade Toulousain est tout simplement injouable. Seul, sur sa planète.

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Un rugby total

Que ce soient les avants ou les trois-quarts, les Toulousains ont signé un rugby total. Sur tous les fronts et dans tous les compartiments du jeu, les Bordelais ont été dépassés dans les grandes largeurs par les Haut-Garonnais. Des deux premiers essais, coup sur coup, de Kalvin Gourgues et d’Ange Capuozzo, amenés par un jeu au pied, à la percée sensationnelle de Santiago Chocobares et au doublé de Julien Marchand, le Stade étalait son jeu léché sur l’ensemble du rectangle vert. Puissance, vitesse et précision… Tout y était. Les Unionistes ne savaient plus où donner de la tête. Un récital.

La réaction de champion des Girondins

Littéralement humiliés lors des 40 premières minutes, les Bordelo-Béglais sont repartis au combat avec un tout autre état d’esprit dans le second acte. Ces derniers ont même failli « remporter » la deuxième bataille, inscrivant deux essais… mais les jeux étaient déjà faits depuis un moment. Une soirée à deux visages, donc, pour l’UBB, qui a su profiter de la baisse de régime et du coup de mou des Stadistes. À tel point qu’ils pourraient donner l’impression de n’avoir besoin que de jouer… une seule mi-temps pour gagner des matches. Hallucinant.

FLOPS

Ramos pas dans son assiette

Seul hic du festival toulousain du soir : les échecs au pied de Thomas Ramos. L’arrière haut-garonnais a manqué les trois premières transformations en faveur de son équipe, visiblement gêné par la nouvelle règle qui laisse moins de temps aux buteurs. Par la suite, il a passé le relais à Romain Ntamack, qui n’a échoué qu’à une seule reprise. Des imprécisions très surprenantes pour le futur joueur du Racing 92, peu coutumier du fait…

Jalibert resté aux vestiaires

L’ouvreur bordelo-béglais n’a pas existé. Pas une seule seconde. Le numéro 10 de l’UBB a traversé cette partie sans jamais pouvoir peser sur les débats. Orphelin de son compère Maxime Lucu dans le premier acte – entré en jeu en deuxième mi-temps –, l’international français n’a absolument rien pu faire, englouti par le rythme frénétique des Stadistes.