L’Union Bordeaux-Bègles s’est imposée à domicile contre le Stade Français, ce dimanche, en clôture de la 3e journée de Top 14.
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L’UBB renoue avec la victoire. Après la gifle reçue la semaine passée contre le Stade Toulousain (48-12), l’Union Bordeaux-Bègles se devait de réagir face au Stade Français, ce dimanche, en clôture de la 3e journée de Top 14. C’est chose faite. Les hommes de Yannick Bru se sont imposés devant leur public (40-10), mais ont perdu Matthieu Jalibert, sorti en début de rencontre (13e).
La malédiction est vaincue. Battue deux fois par les Parisiens la saison passée, deux fois à Chaban ces trois dernières saisons, l’UBB n’est pas tombée dans le piège de la bête noire et de la peur mais elle a mis le temps pour se faire respecter. C’était loin d’être écrit à la pause tant les coéquipiers de Maxime Lucu, qui a encore été grand, ont paru en difficulté initialement face à la défense féroce et physique des Stadistes.
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En l’absence de Louis Bielle-Biarrey, mis au repos, c’est son remplaçant Hugo Avogadro, Grenoblois comme lui, qui a principalement animé le premier quart d’heure. Auteur d’un en-avant dans l’en-but parisien sur son premier ballon (2e), il a fait mouche sur le second, né d’une première main en mêlée, en cadrant son vis-à-vis et en finissant en force (10e).
Manque de fluidité
Cet essai aurait pu lancer les Girondins dans ce match de la rédemption après la déroute de Toulouse. La blessure peu après de Matthieu Jalibert, touché à la cuisse droite, ne l’a pas permis. Pire, sur une chandelle de son remplaçant Hugo Reus, les coéquipiers de Jeremy Ward se sont montrés les plus prompts et réalistes à l’image de Mathis Ibo qui a douché l’ambiance (5-10, 15e).
Bien contrés ensuite par des Parisiens très physiques au contact, qui avaient bien préparé leur affaire malgré les absences de plusieurs cadres, les joueurs de Yannick Bru ont manqué de fluidité, de précision avec trois pénaltouches contrées, ou d’un soupçon de chance à l’image de Reus qui, après un par-dessus pour lui-même, a commis un en-avant à la chute (21e). La partie, vivante, puis tendue après le carton jaune adressé à Damian Penaud (32e), aurait pu tourner avant la pause pour les visiteurs, malgré leur grosse indiscipline, mais ce sont bien les Bordelais, au courage et en infériorité numérique, qui ont planté leur deuxième banderille par... Reus (36e).
Ce regain s’est confirmé à la reprise avec les gros, impitoyables pour envoyer derrière la ligne Maxime Lamothe sur penaltouche (48e), et Tom Willis après un 50-22 génial de Lucu (54e). Le bonus en poche, l’UBB a reculé mais n’a pas cédé sur deux temps forts visiteurs près de sa ligne autour de l’heure de jeu. Mieux, son petit feu follet Arthur Retière, à peine entré, a fait parler sa vivacité pour terminer lui aussi en terre promise (68e), imité quatre minutes plus tard par Penaud après un coup franc rapidement joué.
