Le coach marseillais a livré son analyse après la défaite, la cinquième de suite, d’un OM qui pointe à la 17e place au classement.

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Le match et la défaite (1-2) encourageante : «J’en ai un peu marre de répéter les mêmes choses… Satisfait de perdre 2-1 ? Non, on ne peut pas, surtout si on refait les mêmes erreurs… On prend un but, face à la meilleure équipe d’Europe, sur un deuxième ballon parce qu’on vient de marquer et qu’on n’est pas concentré, c’est un manque de maturité. On n’apprend pas de nos erreurs. Évidemment, je n’ai rien à reprocher dans l’attitude et ce qu’on a fait face à la meilleure équipe d’Europe avec nos moyens. Mais ce n’est pas normal de céder sur ce genre d’action, pas sur ça. Il faut avoir plus d’exigence. Si on se contente d’avoir tenu tête au PSG, on n’avancera pas… Dans ce genre de match, on aurait dû se servir des précédents pour tenir le résultat et peut-être même faire mieux encore…»

Des regrets : «Oui ! J’y ai cru. On a fait le match qu’on voulait faire, l’organisation, la discipline, les efforts… C’est dommage de concéder un but comme ça, sur un deuxième ballon ou on est inattentifs et où tout le monde passe au travers. Je ne peux pas me satisfaire d’avoir perdu honorablement contre la meilleure équipe d’Europe…»

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Le manque de maturité : «C’est dur de répondre ce soir… Ça se reproduit en tout cas. C’est le constat. On a fait 35 minutes sur les coups de pied arrêtés défensifs encore ce matin…»

Amine Harit et Ayef Aguerd : «Amine a fait un bon début de saison, il est important dans l’équilibre et sa culture tactique. Je n’aime pas trop parler des joueurs individuellement, mais peut-être qu’il doit être plus décisif. Ayef, on a pris du temps, il a fallu que le staff médical et de la performance soient pointus pour le remettre sur pied. Il est en net progrès. Il n’est plus très loin de son meilleur niveau et c’est une bonne nouvelle pour nous.»

Je n’ai rien à leur reproche sinon manque de concentration et de maturité.

Bruno Genesio

Lassitude : «Je ne baisse pas les bras, mais je ne suis pas là pour être félicité après avoir perdu des matchs mais les gagner. C’est perdu souvent avec les mêmes erreurs. C’est ça qui est frustrant. Ce groupe a donné le max ce soir, et même plus. On a tenu tête à la meilleure équipe d’Europe mais je ne fais pas ce métier pour ça. Partir ? Ce n’est pas le sujet. C’est toujours dur à chaud mais c’est ce que je ressens après ce match. Ce sont les mêmes choses qui reviennent. Je n’ai rien à leur reproche sinon manque de concentration et de maturité. Sur le reste, la discipline notamment, ils ont respecté ce qu’on voulait pour bien défendre, les sortir de leur zone de confort sur les relances… Mais en faisant tout ça, on ne peut pas tout mettre par terre comme sur le deuxième but… Je ne peux pas me satisfaire de perdre 2-1, ce n’est pas une défaite honorable qui va me satisfaire.»

Igor Paixão sort sur blessure : «Je n’ai pas eu le temps de faire le point avec le médecin, je pense que c’est la cheville mais je ne suis pas sûr. Harit ? Des crampes».

Encore une baisse de physique en seconde période : «Sur ce match, on a été en progrès dans ce domaine même si on a été plus mis en danger en seconde période. Maintenant, c’était contre Paris. Avec 30/35% de possession, c’est peut-être normal qu’on ait faibli en seconde période mais pas tant que ça. On a bien défendu et eu des situations pour marquer avant qu’ils le fassent. Je suis plutôt rassuré là-dessus, ce qui m’inquiète plus, c’est la façon d’encaisser les buts…»

Marseille ne peut pas se satisfaire d’une défaite honorable, surtout quand c’est quatre de suite en championnat, ce n’est pas acceptable.

Bruno Genesio

L’état d’esprit des joueurs : «Les joueurs sont toujours déçus et frustrés après une défaite. Marseille ne peut pas se satisfaire d’une défaite honorable, surtout quand c’est quatre de suite en championnat (et cinq toutes compétitions confondues, NDLR), ce n’est pas acceptable. On n’a pas eu beaucoup de chance en termes de calendrier, avec le Classique après Betiskas, alors que Paris n’a pas joué cette semaine, c’est sans doute le hasard… J’entends que ça ira mieux parce qu’on jouera des équipes (moins fortes)… Mais sur les derniers matchs, on n’est pas payé mais aussi car on n’a pas fait assez pour mériter mieux».

Les automatismes en charnière : «Oui c’est important mais il faut du temps de jeu commun pour cela. Il y a une progression même si ce n’est pas normal de prendre un but comme ça, ce n’est pas que la charnière».

Manque de présence devant le but : «On a varié notre jeu avec des sorties sur les côtés mais aussi dans l’axe face à une très bonne équipe. Face à ce genre d’équipe il faut être chirurgical dans les deux surfaces, mais on ne l’a pas été assez.»

Il faut se mettre dans la tête qu’on est en mission maintenant.

Bruno Genesio

17e au classement ce dimanche soir : «Ce n’est pas la place qu’on imaginait même si certaines conditions d’avant saison pouvaient laisser craindre un début de saison difficile. Mais pas à ce point… Il y a des choses bien et d’autres à corriger mais il faut s’habituer à lutter. À Marseille on a l’habitude de jouer le haut de tableau et moins d’être relégable. C’est pour cela que je tire la sonnette d’alarme. Il faut se mettre dans la tête qu’on est en mission maintenant».

Non, pas d’idée de démission.

Bruno Genesio

Son avenir et l’idée d’une démission évoquée par certains médias : «La réflexion avec la direction, on l’a tous les jours. On va prendre du repos pendant la trêve, ça va faire du bien, et continuer à travailler. Je n’ai rien d’autre à vous dire. (…) Prêt à démissionner ? Non, pas d’idée de démission, je ferai un point avec direction et joueurs, ce qui m’importe, c’est de faire progresser l’équipe.»

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Propos recueillis en conférence de presse