Opposé au vice-champion de France montpelliérain ce samedi (17h), le promu breton rêve de lancer pleinement sa saison. Les Vannetais se savent attendus pour leur première au stade de la Rabine.
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Le RC Vannes n’a pas le temps de tergiverser. De retour un an après sa première expérience en Top 14, le club breton (écrasant champion de France de Pro D2 la saison dernière) vise un maintien historique, manqué pour 9 petits points seulement en 2025. La troupe de Jean-Noël Spitzer, si soutenue lors de sa première expérience dans l’élite, se sait ainsi attendue.
Et sait aussi pertinemment ce qui l’attend dans le championnat le plus exigeant de la planète rugby, où un promu ne s’est plus maintenu depuis 2023 (l’Aviron Bayonnais avait alors terminé 8e). «Vannes ne doit pas être le petit que tout le monde adore mais qui ne gagne pas», résume avec ambition l’ouvreur Maxime Lafage dans un entretien donné au Figaro .
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Pour leur première de la saison sur la pelouse de Castres, samedi dernier, les partenaires de l’ancien arrière international Anthony Bouthier se sont inclinés 29-20, malgré une belle réaction en fin de match. «C’est une petite piqûre de rappel, ce n’est pas la Pro D2. Quand on perd des ballons ou quand on est indiscipliné, ça se paie cash», a avisé le troisième-ligne Simon Augry dans les travées du stade Pierre-Fabre, des propos relayés par nos confrères de Ouest-France . Rien de dramatique, certes. Mais les Bretons doivent vite rebondir pour éviter de s’engouffrer dans une spirale négative.
Un choc face au vice-champion de France pour se relancer
Quoi de mieux, alors, qu’un choc face à Montpellier, vice-champion de France défait par Toulouse en finale, pour frapper un grand coup ? D’autant plus que le RCV avait laissé filer de trop nombreuses occasions sur ses terres en 2025 (contre Clermont et La Rochelle, entre autres). Des matchs que le promu aurait pu, voire dû, remporter, la faute à un nombre d’occasions manquées considérable ou à un certain entêtement stratégique (les Bretons cultivent le choix de la pénaltouche plutôt que de la tentative face aux perches, pas toujours payant en Top 14).
«Il y a deux ans, les fins de match nous ont coûté cher, juge Lafage. On a perdu quelques matchs, notamment à domicile, contre des concurrents directs, qui nous auraient permis de nous maintenir». Pour grandir au sein de l’élite et résister à une concurrence de plus en plus féroce, le besoin de vite engranger des points et de bâtir une assise solide à domicile sont indispensables.
Il faudra donc, ce samedi (17h), résister à la puissance dévastatrice des Cistes de Yacouba Camara, très certainement vexés par leur revers inaugural à domicile contre la Section Paloise (19-27). Des Béarnais qui débarquaient pourtant orphelins d’une quinzaine de joueurs. Le manager héraultais Joan Caudullo va placer de sérieuses attentes pour ce déplacement en Bretagne.
« Si le Vannes d’aujourd’hui devait jouer le Vannes d’il y a deux ans... Sur l’ensemble d’un championnat je pense qu’on finirait devant »
Jean-Noël Spitzer
Quels sont donc les motifs d’espoir pour le promu ? Après avoir fait l’ascenseur une première fois, les dirigeants bretons se sont donné les moyens de rêver sur le marché des transferts (grâce à un budget renforcé, passé de 19 millions d’euros en 2024 à 26,9 millions en 2026). En doublant voire triplant certains postes. «On a un effectif plus étoffé, bien plus homogène. Le club a ciblé ce secteur, ce qui va nous permettre je l’espère, de pouvoir batailler sur 80 minutes», se réjouit encore Maxime Lafage.
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Avec pas moins de 15 arrivées à l’intersaison - dont le deuxième-ligne argentin Matias Alemanno, le puissant centre néo-zélandais Ray Nu’u, l’ailier australien Murray Taulagi ou encore l’arrière sud-africain Joe Jonas -, Vannes se présente avec davantage d’expérience, une force de frappe plus importante et peut voir venir sur une distance plus longue.
«Si le Vannes d’aujourd’hui devait jouer le Vannes d’il y a deux ans... Sur l’ensemble d’un championnat je pense qu’on finirait devant», confirme Jean-Noël Spitzer en conférence de presse. Mais le manager historique du club finistérien préfère modérer ses propos : «Pour autant ça ne garantit rien sur le Top 14 qui a encore progressé, avec des joueurs qui voudront afficher leur meilleur visage sur une saison de Coupe du monde. La tâche reste immense.» Tout comme l’infaillible soutien de la communauté vannetaise. Une nouvelle fois, le vent de folie qui traverse la Bretagne tout entière sera l’un des atouts majeurs du RCV dans sa fabuleuse quête de maintien.
