Après un premier match accroché contre une modeste équipe suisse, la France veut monter d’un cran dans cet Euro, ce samedi face à la Turquie (17h).

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Après un succès contre la Suisse pour débuter l'Euro, la France en reconstruction a rendez-vous samedi en Roumanie avec la Turquie, nation montante du volleyball masculin mondial. Le 13 juin dernier, pour la dernière confrontation en date entre les deux pays, en Ligue des nations, les Turcs s'étaient imposés largement (3-0) face à des Bleus alors encore au stade de la découverte les uns des autres, leur groupe ayant fortement évolué depuis les Jeux olympiques de Paris en 2024.

« On avait des blessés aussi. Je crois qu'Antoine (Brizard) était arrivé quelques jours avant, se rappelle Trévor Clévenot. Il y a plein de choses qui font que ce match-là était compliqué ». « Ils sont très très offensifs, décrit Stephen Boyer. Au service par exemple, ils nous mettent la pression. Je pense qu'on a beaucoup progressé là-dessus, après il y a la gestion des situations, accepter d'y aller physiquement, et continuer à jouer notre jeu ».

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Pour la Turquie, une telle performance face à l'équipe double championne olympique ne devait néanmoins peut-être pas tout aux circonstances. Pour la première fois de son histoire, la formation entraînée par le Serbe Slobodan Kovac a rallié les quarts de finale de la compétition et Adis Lagumdzija, joueur de Fenerbahçe, avait terminé parmi les meilleurs marqueurs avant le Final 8. Ce dernier, malgré la défaite des siens jeudi contre l'Allemagne (3-1), a encore inscrit 15 points pour l'entrée en lice des Turcs à l'Euro.

Une équipe expérimentée à « fort potentiel »

Habituée à voir briller sa sélection féminine, vice-championne du monde et sacrée pour la deuxième fois de rang à l'Euro cet été, l'équipe masculine turque, désormais 10e au classement mondial, avait déjà fait sensation l'an passé, en atteignant là encore le Top 8 du dernier championnat du monde. Arrivé dans le championnat turc, au Ziraat Ankara, en 2024, Clévenot insiste sur le « potentiel » de l'équipe nationale. « C'est une équipe qui commence à performer et qui a mis du temps car ce sont des joueurs d'expérience, mais qui se connaissent aussi très bien », souligne-t-il.

Au contraire, les Bleus construisent une nouvelle équipe autour de quelques cadres (Clévenot, Boyer, Brizard, Théo Faure) et de nombreux jeunes. Ils devraient monter peu à peu en puissance après une entrée en matière sans faute (3-0) mais non sans quelques difficultés face aux Suisses. Un nouveau succès samedi leur permettrait déjà de se tourner peu à peu vers les huitièmes de finale.