Les deux meilleures équipes du monde ont chacune remporté une manche. La belle, ce samedi, s’annonce explosive.
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L'Afrique du Sud dispute son dernier match de l'année sur son sol contre les All Blacks, ce samedi à Soweto (coup d’envoi 17h05) et, si l'envie de finir en beauté ne suffisait pas, les Néo-Zélandais leur ont inspiré quelque motivation par leurs mots.
Les deux équipes les plus titrées en Coupe du monde - sept à elles deux - et finalistes de la dernière édition ont gagné chacune un match dans cette tournée baptisée Greatest Rivalry («rivalité suprême»).
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Les All Blacks se sont imposés 33-16 à Ellis Park puis les Springboks l'ont emporté 33-26 au Cap. Avant le quatrième et ultime match à Baltimore (États-Unis) le week-end suivant, cette troisième rencontre - privée de survol du stade en avion – pourrait paraître ne rien décider.
L’équipe qui ne remportera pas la victoire ce samedi ne pourra pas remporter la série
David Rennie, sélectionneur de la Nouvelle-Zélande
Mais comme le relève le sélectionneur kiwi Dave Rennie, «l'équipe qui ne remportera pas la victoire ce week-end ne pourra pas remporter la série». Elle pourra au mieux égaliser (2-2) outre-Atlantique. «On ne peut pas (la) remporter ce samedi, mais on peut faire en sorte de ne pas la perdre», l'a rejoint son homologue sud-africain «Rassie» Erasmus dans un rare point d'accord cette semaine.
Car l'accusation faite aux Sud-Africains par Dave Rennie de «tourner les mêlées» a pimenté la confrontation, marquée surtout par des échanges d'amabilités entre géants sûrs de leur force et aux registres différents auparavant. La pique a fait l'effet d'une sauce peri peri - déclinaison locale du tabasco - sur l'entraîneur de la mêlée sud-africaine Daan Human.
«On essaie toujours de respecter les règles à la lettre. C'est comme ça qu'on m'a élevé. Je suis un fermier. Je suis un type normal et honnête. Je ne peux pas tricher», bouillonnait l'ancien Toulousain.
Pour ne rien arranger, la presse néo-zélandaise a qualifié le gourou des Boks Erasmus de «maître de la manipulation» et de «super vilain» dans la semaine. Et vendredi, l'entraîneur des arrières Mzwandile Stick a confirmé que l'encadrement sud-africain lisait la presse kiwi. «Si l'on en croit aussi leurs médias, s'ils gagnent demain, ils prétendront avoir battu l'Afrique du Sud 2-1 chez elle», a-t-il lâché.
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Siya Kolisi, qui peut devenir samedi le capitaine des Boks le plus victorieux, a expliqué que les siens abordaient cette tournée «comme des play-offs». L'icône du pays partage pour l'instant le record de 54 matches gagnés en étant capitaine avec John Smit, celui qui a soulevé le trophée William Webb Ellis en 2007. Il entend bien le dépasser dès samedi: «On n'est pas là pour finir la tournée à égalité, on est là pour la gagner.»
