Le Grec Stefanos Tsitsipas a disposé d’une tête de série vendredi à l’US Open en la personne du Tchèque Jiri Lehecka (N.18), 2-6, 6-1, 7-6 (7/3), 6-1, et poursuit jusqu’en huitième de finale au moins son beau parcours new-yorkais, une première.
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Tombé au-delà de la cinquantième place mondiale (53e), l'ancien n°3 mondial atteint ce stade en Grand Chelem pour la première fois depuis plus de deux ans (Roland-Garros 2024). Les débats avaient plutôt mal démarré pour Tsitsipas, breaké deux fois d'entrée et sous le joug du service puissant du Tchèque. Il laissait filer rapidement la première manche, mais se reprenait tout de suite derrière, comme métamorphosé. Après un deuxième tour en dents de scie, Tsitsipas retrouvait le fil du jeu qui lui a permis de créer la surprise en ouverture face au Français Arthur Fils, lundi.
Solide sur son service mais aussi en retour, le double finaliste en Grand Chelem a semblé maîtriser son sujet. Il a multiplié les longs échanges avec Lehecka, soudain moins à l'aise dans ce registre. Parfois dominateur, le Grec n'a commis que huit fautes directes sur les deuxième et quatrième sets, quasiment devenus des formalités.
Au milieu s'est glissée une manche plus disputée, lors de laquelle chacun s'est rangé derrière son service. Mais là encore, au tie-break, Tsitsipas a fait dans le chirurgical, montant à 6-1, pour s'octroyer le set sur un retour de Lehecka dans le filet, sous les vivas du public.
«Je n'ai jamais eu droit à ces encouragements à New York, les gars», s'est enthousiasmé l'intéressé lors d'une interview sur le terrain. «Vous êtes phénoménaux. Quelle belle soirée électrique.» Le Grec a salué l'apport récent de l'entraîneur Patrick Mouratoglou, qui a rejoint son équipe en remplacement de son père Apostolos, son coach historique dont il s'est séparé en juin. Thomas Perrin, membre de la structure de Mouratoglou, suit à présent Tsitsipas au quotidien. «Nous sommes en train de créer une magnifique atmosphère», s'est félicité Tsitsipas.
