Le troisième-ligne international, en fin de contrat avec le RC Toulon à la fin de la saison, a expliqué à Midi Olympique qu’il se donne le temps de la réflexion pour savoir s’il rempile ou non.
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La saison vient de reprendre pour le RC Toulon, qui s’est incliné samedi sur la pelouse de Bayonne (27-26) mais a glané le point du bonus offensif. Les Varois, demi-finalistes de la dernière Champions Cup mais qui ont manqué la dernière phase finale du Top 14, voudront sûrement se racheter et retrouver les avant-postes. Cadre de l’effectif varois, Charles Ollivon (34 ans) est revenu sur cette saison charnière avec la Coupe du monde en Australie en ligne de mire. En fin de contrat avec le RCT à l’issue de cet exercice, le troisième-ligne aux 53 sélections avec les Bleus a confié, à nos confrères de Midi Olympique, qu’il ne sait pas encore quelle suite il donnera sa carrière, lui qui est en fin de contrat avec le club varois en juin prochain.
«Je ne me projette plus très loin dans le rugby professionnel. Maintenant, je peux juste vous dire que mon contrat s’arrête en juin. J’ai entamé ma réflexion personnelle. C’est aussi un choix différent, car j’ai une famille et un petit garçon. Petit à petit, il y a des choses personnelles qui arrivent dans ma tête. Je ne peux pas vous donner une réponse aujourd’hui, car je ne l’ai pas. Je peux juste vous dire que je ne jouerai pas jusqu’à 37 ans, explique l’avant qui a marqué le plus d’essais avec le XV de France (19). Je pense que vous ne me verrez plus, c’est même sûr, car je sais qu’il faut arrêter un jour. Je suis en réflexion, et je ne prendrai pas une décision dès demain. Je vais me laisser quelques mois, avec une décision à prendre au bout de cette réflexion. Je ne me mets pas de pression.»
Je veux voir comment je me sens sur les prochains mois. Bien évidemment, j’ai commencé à réfléchir à la suite de ma vie après le rugby, mais je n’en suis pas à prendre une décision
Charles Ollivon
Le Basque souligne qu’«il faut s’écouter et écouter. Il y a des enjeux différents dans ma vie personnelle. C’est ambivalent. Il ne me reste pas dix ans de carrière et je veux prendre du plaisir dès maintenant. Il y aura ce choix à faire dans les mois qui arrivent. Mais honnêtement, depuis que je suis un père de famille, je vois cela avec moins de stress. Il y a le rugby, mais il y a aussi la famille et la santé. Le rugby est une part importante de ma vie, mais ce n’est pas ma vie. »
Et d’ajouter : «Il ne faut pas tout mélanger. Je veux le faire par ordre de priorité, et, avec le temps qui passe, j’ai envie de voir ce début de saison. Dans l’hiver, on verra comment les choses évoluent, mais aussi comment mon corps et ma tête évoluent. Je veux voir comment je me sens sur les prochains mois. Bien évidemment, j’ai commencé à réfléchir à la suite de ma vie après le rugby, mais je n’en suis pas à prendre une décision.»
Le prochain Mondial est évidemment dans un coin de sa tête. Mais il sait qu’il y a d’abord une longue saison où il devra mener de front club et équipe de France. «Avec le recul et les années qui sont passées, je veux juste vous répondre : je sais que cela va arriver, qu’il faut se préparer en conséquence tous les jours, que je pense forcément à la Coupe du monde, mais, en même temps, nous n’y sommes pas. C’est encore l’heure de travailler au quotidien pour espérer y être», insiste Charles Ollivon, qui avait victime d’une rupture du ligament croisé d’un genou en janvier 2025 et avait manqué neuf mois de compétition.
