Vainqueur de Luis Felipe Dias pour ses débuts à l’UFC, le Français en a profité pour répondre à ses détracteurs et livrer un discours patriotique particulièrement virulent.
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Il avait attendu quatre ans pour prendre sa revanche dans cette même enceinte. Matthieu Letho Duclos n’a pas seulement gagné son premier combat à l’UFC, il a aussi choisi de faire du bruit après son KO face au Brésilien Luis Felipe Dias. Quelques minutes après avoir renversé un combat dans lequel il avait pourtant été mis en difficulté, le Français s’est présenté devant les médias avec un message aussi frontal que son retour dans les cages.
«Il y a des personnes qui doivent être dégoûtées... Vous tous qui disiez : tu vas perdre, t’es nul ! Vous êtes encore dans votre canapé et moi je viens de mettre un KO au premier round à l’UFC. J’espère que vous allez vous regarder dans le miroir et assumer que vous n’êtes que des grosses merdes» a-t-il lancé, visiblement désireux de répondre à ceux qui ne donnaient pas cher de sa peau. Une victoire d’autant plus savoureuse pour le Français qu’elle intervient quatre ans après une défaite par TKO au Bellator, déjà à l’Accor Arena.
À l’époque, Matthieu Letho Duclos avait sérieusement douté de la suite de sa carrière. «Je croyais ma carrière finie», reconnaît-il en conférence de presse. Cette fois, le scénario a basculé. Dominé par moments, le Français a trouvé les ressources pour renverser son adversaire et conclure avant la fin du premier round. «J’ai pris des coups, mais ce qui compte, c’est celui qui met le dernier coup, et ce soir, c’était moi», s’est-il réjoui.
Je brûlerai sans hésiter tous les pays du monde pour sauver la France...
Matthieu Letho Duclos
Mais son discours d’après-combat a très vite dépassé le simple cadre sportif. Déjà connu pour ses prises de position tranchées, Letho Duclos a profité de cette première victoire à l’UFC pour répondre à ceux qui lui attribuent une étiquette politique, notamment à l’extrême droite.
Le combattant refuse cette lecture et revendique avant tout son patriotisme. «Il y en beaucoup qui m’associent politiquement, ce sont des gens qui sont très polarisés. Soit t’es d’extrême droite, soit t’es d’extrême gauche. Moi je ne demande pas grand-chose. Je demande que tu aimes la France, que tu respectes son identité, mais j’ai l’impression que demander ça, c’est déjà trop. Donc tous les gens qui ne sont pas d’accord avec ça vous pouvez aller vous faire encu... ! Vous n’avez pas votre place en France. Et les autres, je vous aime tous, malgré vos défauts, malgré votre couleur (sic)».
Quelques minutes plus tôt, juste après son combat, il avait déjà donné le ton avec une déclaration particulièrement radicale : «Il y a beaucoup de gens qui m’associent à une image politique. Je vais vous dire une seule chose : je brûlerai sans hésiter tous les pays du monde pour sauver la France. La France avant tout».
Une virulence qui ne devrait pas manquer de faire réagir. En quelques minutes, Matthieu Letho Duclos est ainsi passé du combattant victorieux au personnage central d’une séquence médiatique clivante. L’Accor Arena a également vibré pour Salahdine Parnasse, vainqueur de Dan Hooker pour ses débuts à l’UFC. Une soirée particulièrement réussie pour le MMA Français.
