DÉCRYPTAGE – Découvrez ce qui a retenu l’attention de la rédaction lors du multiplex de la reprise du championnat, samedi soir, marqué par la victoire de Lyon à Toulouse (0-2), le nul spectaculaire entre Le Mans et Brest (2-2), ainsi que les scores vierges de Troyes-Paris FC et Nice-Lorient (0-0).

Passer la publicité Passer la publicité

TOPS

Pour leur retour, les Manceaux rugissent

Meilleur buteur de son équipe la saison dernière avec 10 buts en Ligue 2, l’attaquant sarthois Dame Gueye est l’auteur du premier but de son équipe samedi soir face au Stade Brestois, 16 ans après la dernière réalisation sang et or dans l’élite – 5 950 jours précisément. Plein de rage et de fougue, sa puissante frappe du gauche à bout portant n’a laissé aucune chance au gardien breton. Galvanisés par leurs supporters déchaînés, les joueurs sarthois ont ensuite vu leur recrue Louis Mafouta inscrire leur second but, à l’issue d’une superbe contre-attaque bien amenée par Adil Bourabaa. Portés par leur fervent public et un Nicolas Kocik en grande forme, auteur de quatre arrêts, lors d’une soirée historique dans la Sarthe, les Manceaux ont livré un retour dans l’élite de grande qualité. De bon augure pour la suite de la saison !

Passer la publicité

Le coup de poker de l’OL

Une masterclass signée Paulo Fonseca. À quatre jours du barrage retour de Ligue des champions face à Fenerbahçe, l’entraîneur rhodanien avait décidé d’aligner une équipe largement remaniée à Toulouse, en faisant notamment confiance à ses jeunes. Pari gagné. Les Gones, longtemps malmenés par le TFC, ont laissé passer l’orage avant de venir frapper les premiers par l’intermédiaire du jeune Noah Nartey. Le milieu de 20 ans, au terme d’une probante action collective, est venu tromper Guillaume Restes avant que le phénomène lyonnais, Malick Fofana, de retour sur les terrains de Ligue 1, ne rappelle à tout le monde de quel bois il se chauffe...

À lire aussi Ligue 1 : le bon coup de Lyon, faux départ pour le Paris FC, du spectacle et des buts entre Le Mans et Brest

Fofana scintille

Quelques minutes après son entrée en jeu, l’attaquant de l’OL, sur une magnifique ouverture de son compère Corentin Tolisso, a signé un crochet dévastateur avant de tromper le gardien toulousain d’une frappe puissante du gauche. Une sortie de banc absolument fracassante pour parachever une soirée parfaite pour les Gones et leur coach. D’abord les jeunes, puis l’artillerie lourde en fin de match, histoire de remettre les cadres dans le rythme avant l’échéance capitale de mercredi soir... Un véritable coup de maître.

Jørgensen impressionne

Dans le même match, mais cette fois-ci côté haut-garonnais, un autre joueur est également sorti du lot : Thomas Jørgensen. Le meneur de jeu danois, fraîchement débarqué à Toulouse, a éclaboussé la rencontre de son aisance technique. Avec trois occasions créées à son actif, dont une spectaculaire chevauchée à l’heure de jeu qu’il n’a malheureusement pas su conclure en beauté, le Scandinave âgé de 20 ans a énormément pesé sur la défense lyonnaise, qui a eu un mal fou à le contenir. S’il poursuit sur cette lancée, il pourrait bien être l’une des révélations toulousaines de cette saison.

L’Estac sur sa dynamique

Champion de Ligue 2 haut la main, les Troyens se sont présentés sans le moindre complexe face à l’ambitieux Paris FC, dans leur antre du stade de l’Aube. Les promus ont grandement bousculé les Parisiens en première période avant de davantage tirer la langue en seconde période. Solides dans les duels et incisifs dans l’engagement, les joueurs de Stéphane Dumont, à l’instar de leurs homologues manceaux, ont mené la vie dure au PFC, plus atone qu’autre chose samedi soir. Une chose est sûre : les promus ne se laisseront pas faire cette saison !

À lire aussi Lens-Auxerre : Thauvin en maître à jouer, ambiance de folie à Bollaert, Makosso à la faute... Les tops et flops

FLOPS

Passer la publicité

Un PFC peu emballant

Il aura fallu attendre 80 minutes pour voir Ilan Kebbal cadrer la toute première tentative du Paris FC dans l’Aube... Sinon, (presque) rien à signaler. L’équipe de Liam Rosenior n’a quasiment rien proposé, laissant la désagréable impression de s’être contentée d’un triste match nul face à un promu fraîchement débarqué de Ligue 2. À l’exception des quelques coups d’éclat de leur maître à jouer, les Parisiens ont eu toutes les peines du monde à se procurer des occasions. Et lorsqu’ils y sont enfin parvenus, les gâchis furent parfois grossiers. Pour un club qui affiche de telles ambitions et dispose de tels moyens, cette prestation bien terne fait franchement désordre.

Nice soporifique

L’Allianz Riviera était à huis clos. Et tant mieux. L’opposition entre le Gym et Lorient a davantage ressemblé à une purge footballistique qu’à un match de reprise. C’est simple : les Azuréens n’ont cadré... qu’un seul tir dans cette partie. Une statistique aussi famélique qu’accablante. Au vu de leur colère et de leur mécontentement en fin de saison dernière, après un exercice 2025-2026 aussi laborieux que catastrophique, les supporters des Aiglons auraient certainement eu envie, une nouvelle fois, d’envahir la pelouse de rage... Olivier Pantaloni a du boulot. Beaucoup de boulot. Bonne chance à lui.