Le coach parisien fait le point à la veille de la réception de Troyes, samedi (21h05), lors de la 10e journée de Ligue 1.
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Un dernier coup de collier. Avant la trêve internationale, le PSG recevra Troyes ce samedi (21h05), lors de la 10e journée de Ligue 1. Un duel entre le mal classé aubois (16e au classement) et le leader parisien, qui reste sur 10 victoires, dont la démonstration à Villarreal (0-6), mardi, en Ligue des champions. Inutile de dire que les joueurs de Luis Enrique partiront en tant que favoris au Parc des Princes. Et ça inquiète le coach espagnol. «On ne s’intéresse pas au passé mais au match face à Troyes. Ce sera un match différent. Les attentes sont très hautes. Tout le monde s’attend à ce qu’on gagne par je ne sais combien de buts à zéro. Ce ne sera pas comme ça. Ce sera difficile. Quand les attentes sont à ce niveau, je suis préoccupé», a-t-il indiqué sur PSG TV, avant de répondre aux journalistes en conférence de presse.
Les enseignements face aux «petits» en Ligue 1 : «J’ai souvent dit que chaque match apporte beaucoup d’informations. Demain (samedi), on jouera un match de championnat et c’est très important pour nous. Il faut montrer que tu es prêt pour jouer ce style de match. Troyes est une équipe en difficulté mais ça ne veut pas dire que ce sera facile. Tout le monde pense que ce sera un match facile, mais ce sera l’inverse, c’est le match le plus difficile de la semaine car il faudra montrer qu’on est une équipe. On a besoin des trois points. C’est un beau test pour nous.»
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Sa plus grande source d’inspiration : «Aucune équipe. Je ne suis pas inspiré par les autres équipes mais par mes joueurs. La première chose que tu fais en tant qu’entraîneur, c’est de transmettre tes idées et de voir comment ils interprètent ce à quoi tu penses. Il y a beaucoup de moments lors desquels les joueurs doivent prendre les décisions. Et c’est ce que j’aime, transmettre des idées simples sur ce qu’il faut faire pendant le match. Je suis toujours inspiré et motivé par ce que je vois de mes joueurs à l’entraînement et surtout, en match.»
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Les compliments après la démonstration à Villarreal : «Le plus important pour tout le monde, c’est le résultat. Mais il y a toujours des choses à améliorer. L’écart qu’on a vu mardi, ce n’est pas le vrai écart entre les deux équipes. Mais il y a des matchs au terme desquels tu ne peux pas expliquer pourquoi il y a autant de différence… C’est pour cela que le football est imprévisible. C’est joli de gagner ce type de match mais c’était une rencontre particulière. Il faut oublier ce match et rester concentrés sur les problèmes qu’on aura demain face à l’Estac. (…) Comment calmer les joueurs ? C’est très simple : il y a deux scénarios quand tu es joueur ou entraîneur du Paris Saint-Germain, dont le côté catastrophique, et on l’a connu. C’est toujours le bruit, il faut vivre avec ce bruit. On est connectés et on sait que face à Troyes, il y aura beaucoup d’attentes, mais ce n’est pas le vrai football. Il y aura des difficultés et il faut rester concentrés sur les choses importantes du match. (…) Si tu penses à Villarreal et que tu démarres le match face à Troyes en étant distrait, tu seras en difficulté. Le bruit est toujours là, mais nos joueurs sont très matures. Que ce soit à l’entraînement ou en match, ils sont toujours prêts, ils ont toujours la même mentalité. Après, on peut mal ou bien jouer, mais c’est toujours la même intensité, la même mentalité. À chaque test, on montre notre niveau et c’est pour cela qu’on peut obtenir de nouvelles choses, parce qu’on reste concentrés sur les choses importantes. Il faut avoir de la normalité. On sait que le passé ne sert à rien pour l’avenir. Il faut rester concentrés sur le présent.»
Lens dominé par Côme : «Vous vous trompez totalement. Ça ne représentait pas l’écart entre Lens, qui est une très belle équipe, et Côme. J’ai vu ce match, j’ai profité de voir jouer Côme, ils ont joué de manière merveilleuse, fantastique. Ce n’est pas l’écart (réel) entre les deux équipes. Mais le football, c’est comme ça. Ils ont réalisé une performance extra et Lens a eu de la difficulté. Mais Lens n’est pas une mauvaise équipe. C’est comme ça le football de compétition, il faut accepter les résultats. Mais ce sont des accidents. C’est la même chose qu’entre Villarreal et le PSG.»
Fabian un joueur différent, il a tout, c’est un milieu incroyable, l’un des meilleurs milieux de terrain du monde.
Luis Enrique
Fabián Ruiz : «L’importance des statistiques ? C’est normal dans le monde du football. C’est clair que pour jouer de la manière dont on joue, on a besoin de joueurs capables d’évoluer en relation avec leurs coéquipiers. C’est ça, Fabian. Si vous regardez Fabian, quand il n’a pas le ballon, il est toujours en compensation de la position des autres joueurs. C’est un joueur différent, il a tout, c’est un milieu incroyable, l’un des meilleurs milieux de terrain du monde. Le nombre de titres qu’il a gagnés, c’est incroyable. On est très contents. Quand on est arrivé ici, il y avait une autre ambiance autour de lui, il a changé cela et c’est très dur à faire. Il l’a fait. Il mérite cette reconnaissance et je suis très content de l’avoir.»
Ce qui a changé depuis la dernière trêve internationale : «Rien, c’est le même PSG que depuis le début de la saison. Il y a toujours des hauts et des bas dans une saison, c’est le cas pour toutes les équipes. Les joueurs cherchent à montrer leur niveau avec la rotation et les opportunités. On est contents. On est très bien positionnés en Ligue 1 et en Ligue des champions. C’est une motivation. Je pense que ce serait la première fois qu’on remporterait tous les matchs entre deux coupures internationales. C’est une motivation pour le match de demain. On est prêts pour chercher à obtenir cela.»
On essaie d’être concentrés sur le présent, le match de demain.
Luis Enrique
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Si le PSG est en avance sur ses prévisions du début de saison : «Je n’ai pas planifié de gagner huit, neuf ou dix matchs. Je ne suis pas intéressé par cela. Il faut s’adapter à chaque match, chaque adversaire, chaque occasion de montrer notre niveau. Tu ne sais jamais combien de blessés tu auras, beaucoup de choses qu’on ne peut pas contrôler. On essaie d’être concentrés sur le présent, le match de demain. Et quand tu penses seulement à ce match, c’est plus facile de profiter du chemin. C’est ce qu’on cherche.»
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Les gauchers dans le football : «Je ne sais pas… Par exemple, Rafael Nadal a commencé en étant droitier avant de changer, parce que c’est plus dur à contrer. Dans le football, c’est plus joli de voir les frappes de gauchers parce qu’on n’est moins habitué. Quand tu joues à gauche, la latéralité pour trouver les passes dans l’axe, c’est plus simple si tu es gaucher. Mais pour ce qui est des centraux, j’ai joué avec deux droitiers mais aussi avec deux gauchers. Normalement, il y a un droitier et un gaucher, c’est mieux pour la latéralité. Mais on ne se limite pas pour cela. On cherche à nous améliorer continuellement. Quand les joueurs sont jeunes, ils doivent travailler sur leur pied faible. On voit encore des joueurs qui arrivent au haut niveau sans dominer le pied faible.»
Respect de l’adversaire : «Ça fait longtemps que je pense que la meilleure manière de respecter l’adversaire est de jouer le match à fond. Il faut être encore respectueux quand il y a un gros écart. C’est le moment de jouer encore avec plus d’intensité. Ça ne passe pas par faire des petits ponts et d’humilier l’adversaire, non. Le respect, c’est de chercher à avoir la même motivation. Quand j’étais jeune entraîneur, je regardais les All Blacks, ils font le Haka avant le match et après, c’est une machine de guerre. C’est pareil. C’est la mentalité que j’aime, voir mon équipe respecter l’adversaire en gardant le même niveau, la même intensité, sans humilier l’équipe adverse.»
Les valeurs à transmettre aux joueurs : «Jamais je n’ai cherché à trouver un joueur avec mes qualités ou mon niveau. C’était il y a longtemps. Je suis davantage intéressé par l’idée de trouver des joueurs adaptés et qui ont la volonté d’améliorer des choses qui ne nous préoccupent pas. Ce sont des petites choses qu’on cherche à améliorer. Le premier critère, c’est la personnalité. Et quand tu as cette qualité technique et physique, on cherche à construire quelque chose de différent et de faire progresser les joueurs.»
Ne pas être dépendant d’un seul joueur : «J’ai beaucoup été critiqué en arrivant, parce que personne ne comprenait. Les joueurs savent ce qu’ils doivent faire pour porter le maillot du PSG, lutter au maximum et jouer au football. Je me souviens de ma première année en tant qu’entraîneur, ma femme m’avait demandé pourquoi mon équipe joue toujours de la même façon, quels que soient les joueurs. C’est la clé pour moi.»
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Propos recueillis en conférence de presse
