Deux jours après la déflagration lensoise en Ligue des champions, l’entraîneur lensois a reconnu ses erreurs tactiques et évoqué les tensions internes.

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Sans explication au coup de sifflet final ce mercredi, après la défaite historique de Lens face à Côme (9-1) en Ligue des champions, l'entraîneur Yannick Cahuzac a estimé ce vendredi qu'il avait manqué de «lucidité» dans ses choix au retour des vestiaires.

«Je pense que j’ai manqué de lucidité à ce moment-là»

«Il y a vraiment deux facteurs où on a été défaillants, l'aspect tactique et l'aspect émotionnel», a reconnu Cahuzac dans une conférence de presse avant la réception de Marseille dimanche, qui a largement tourné autour de la déroute subie mercredi.

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«On avait pour but d'être hyper compact, de les attendre, et en prenant un but d'entrée on s'ouvre un peu plus. Et avec la qualité qu'il y a en face, on rentre dans leur force», a poursuivi l'entraîneur de 41 ans avant de revenir sur la faillite psychologique d'une équipe qui n'est jamais parvenue à stopper l'hémorragie, à commencer par la sienne.

«À la mi-temps j'ai un choix à faire, soit fermer la boutique à 3-0, soit essayer de lancer du sang neuf pour impulser quelque chose. La finalité, c'est que 10 minutes après on est à 6-0. Je pense que j'ai manqué de lucidité à ce moment-là», a-t-il admis.

Pour être en mesure de rebondir rapidement, l'encadrement et les joueurs se sont «dit les choses (...) entre quatre yeux, comme une famille, a raconté Cahuzac. Il y a eu beaucoup de frustration, de la colère, mais je trouve que c'est sain dans un moment comme celui-ci».

Le recadrage avant Marseille

L'ensemble du groupe a également reçu jeudi la visite de la direction. Le président Joseph Oughourlian «n'était pas content, il nous l'a fait savoir. Il a eu complètement raison et j'espère que le message est passé, pour ma part il a été compris», a souligné le défenseur Jonathan Gradit, pour qui cette défaite doit être «marquante pour le reste de la saison».

Maintenu en poste par sa direction malgré la déroute, un mois et demi après le départ de Dino Toppmöller et sa promotion au poste d'entraîneur principal, Yannick Cahuzac a indiqué que son cas personnel n'était pas sa «préoccupation première».

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«Ma préoccupation c'est dimanche. C'est mon métier, c'est mon rôle de remettre mon équipe sur pied» et de retrouver de la «solidité», a-t-il ajouté. «Il va falloir qu'on rebondisse avec beaucoup de personnalité et de l'ego», a souligné Gradit.