L’ancien préfet du Tarn-et-Garonne nommé directeur général mi-juin du comité d’organisation des Jeux d’hiver 2020 a, ce lundi été nommé président par intérim après la démission d’Edgar Grospiron.

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La crise de gouvernance qui secoue depuis de longs mois le comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030 s’est retrouvée coincée dans un calendrier marqué par la visite de trois jours à Lyon d’une délégation du Comité international olympique (CIO), afin de découvrir les sites du futur pôle de glace (initialement prévu à Nice, avant de trouver refuge à Lyon). Après la démission d’Edgar Grospiron, le président du comité d’organisation, Vincent Roberti, le directeur général et numéro 2 de l’instance, a été nommé président par intérim, ce lundi, lors d’une assemblée générale extraordinaire.

L’ancien préfet du Tarn-et-Garonne (59 ans) se voit propulsé en première ligne. Au cœur d’une période charnière. « Ingénieur de formation, ancien directeur général de grandes collectivités territoriales et ancien directeur d’administration centrale, Vincent Roberti présente un parcours de grande qualité, marqué par la conduite de projets complexes, la transformation d’organisations de grande ampleur et la gestion d’environnements institutionnels sensibles », indiquait le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030 en juin 2026 quand il s’est installé au poste stratégique de Directeur général. Vincent Roberti était présenté comme « la personnalité idéale pour mener à bien la livraison des Jeux olympiques et paralympiques Alpes Françaises 2030 ».

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Comme Michel Cadot, ancien délégué interministériel aux Jeux de Paris 2024 qui a assuré la direction générale des Alpes françaises 2030 durant plusieurs semaines au moment des remous, Vincent Roberti est attendu pour jouer un rôle modérateur, œuvrer pour la sérénité d’un projet tentaculaire secoué par les vagues alors que le plus grand besoin est d’unir les forces. À tous les échelons. Et de ne plus perdre la moindre minute pour ne pas se mettre en danger.

Le « président par intérim » devrait tenir ce rôle durant plusieurs semaines. Avant la mise en avant d’une nouvelle personnalité pour piloter la suite (et la fin du projet ?). En tandem avec Vincent Roberti, comme avait su le faire Étienne Thobois, dans l’ombre de Tony Estanguet, lors des Jeux de Paris 2024. De nombreux noms circulent : Vincent Jay, Michel Vion, Antoine Dénériaz, Nathalie Péchalat…