À deux points d’un titre mondial historique, l’Italien pourrait être sacré dimanche à Mexico. Derrière le pilote Mercedes, les batailles au classement et les remous dans le paddock promettent un week-end… agité.
Passer la publicité Passer la publicité
À 2 285 mètres d’altitude, dans une atmosphère électrique, le Mexique pourrait couronner le plus jeune champion du monde de l’histoire. Kimi Antonelli touche au Graal. Mais à cinq courses de la fin de saison, les tensions s’accumulent dans le paddock et les places restent chères derrière l’Italien.
Finalement l’heure du sacre pour Antonelli ?
Une neuvième place. Voilà tout ce qui sépare Kimi Antonelli de son premier titre mondial. Presque une formalité au regard de sa domination. Neuf victoires en 18 Grands Prix, 365 points et 123 longueurs d’avance sur George Russell. L’écart est presque vertigineux. À seulement 20 ans, l’Italien pourrait devenir ce dimanche le plus jeune champion du monde de l’histoire, effaçant le record de Sebastian Vettel. Deux petits points lui suffisent pour être couronné, quels que soient les résultats de ses rivaux.
Même un abandon pourrait faire l’affaire si Russell et Hamilton ne s’imposent pas. Autant dire que le suspense est mince. Souffrant de troubles gastriques ce jeudi, Antonelli est réapparu tout sourire vendredi. Une décontraction qui avait déjà surpris Toto Wolff à Austin, lorsque son pilote lui avait confié vouloir simplement profiter du moment. Sa famille a même fait le déplacement pour assister au sacre annoncé. Soixante-treize ans après Alberto Ascari, l’Italie tient peut-être enfin son successeur. Et pourquoi pas une dixième victoire pour célébrer le titre ?
Leclerc, le réveil sans la victoire ?
Deux deuxièmes places consécutives, mais toujours une seule victoire cette saison. Charles Leclerc retrouve enfin des couleurs. Deuxième à Singapour puis à Austin, le Monégasque n’est plus qu’à neuf points de George Russell, dauphin de Kimi Antonelli au championnat. De quoi relancer ses ambitions. D’autant que Ferrari connaît la recette au Mexique, où Carlos Sainz s’était imposé en 2024 et Leclerc avait décroché la pole position, un an plus tôt.
Mais attention… à ne pas s’emballer. Depuis son succès à Silverstone, début juillet, la Scuderia court toujours après une nouvelle victoire. Les évolutions aérodynamiques apportées à Austin semblent porter leurs fruits, sans pour autant combler l’écart avec Mercedes.
Verstappen, toujours le roi du Mexique ?
C’est presque son jardin. Cinq victoires à Mexico, dont trois consécutives entre 2021 et 2023. Max Verstappen connaît la recette. Et pourquoi pas une sixième ? Après un début de saison poussif, le Néerlandais a retrouvé son mordant. Six podiums consécutifs depuis son abandon aux Pays-Bas, dont deux victoires en Malaisie et à Singapour. Une remontée spectaculaire qui le place à seulement six points de George Russell, deuxième du championnat.
Qui l’aurait cru quelques semaines plus tôt ? Mais ne nous y trompons pas. Avec 236 points, Verstappen accuse encore 129 longueurs de retard sur Kimi Antonelli. Autant dire qu’une cinquième couronne mondiale n’est plus un objectif réaliste.
Le Néerlandais peut néanmoins sauver les meubles en allant chercher la deuxième place du championnat, à seulement six points de George Russell (242) et cinq de Lewis Hamilton (241). Même constat chez les constructeurs, où Red Bull, désormais hors de la lutte pour le titre, a rejoint McLaren à la troisième place avec 355 points. Une bataille loin d’être anecdotique. Encore faut-il éviter les erreurs. Ce vendredi, son accrochage avec Liam Lawson lui a coûté une place sur la grille.
Et si Austin avait été le dernier Grand Prix d’Ocon chez Haas ?
Personne ne l’avait vu venir. Ce samedi, Haas a annoncé le remplacement d’Esteban Ocon par son pilote de réserve Ryo Hirakawa pour le reste du Grand Prix du Mexique, sans fournir d’explication. Une décision aussi soudaine qu’inattendue, alors que le Français avait normalement participé aux essais libres de ce vendredi. Déjà assuré de quitter l’écurie américaine à la fin de la saison, le Normand voit son avenir immédiat s’assombrir. Avec seulement sept points inscrits en 18 Grands Prix, contre 23 pour son coéquipier Oliver Bearman, Ocon n’a jamais réussi à trouver sa place chez Haas.
L’équipe, septième du championnat constructeur avec 30 points, ne possède que sept longueurs d’avance sur Audi. Un écart qui compte et qui est désormais à défendre avec Hirakawa, 32 ans, double champion du monde d’endurance et vainqueur des 24 Heures du Mans, qui disputera son premier Grand Prix de F1.
Un échange tendu entre Ocon et son ingénieure Laura Müller au sujet des pneumatiques, ce vendredi, a également retenu l’attention. Reste désormais une question pour le Français. Retrouvera-t-il son volant au Brésil, dans une semaine, ou son aventure chez Haas s’arrêtera-t-elle prématurément ?
Peut-être le geste de trop pour Hadjar ?
À croire qu’il faut désormais jouer des coudes pour rejoindre son garage. Ce vendredi, Isack Hadjar a repoussé un supporter un peu trop insistant, venu réclamer un selfie. Un geste d’agacement filmé, largement relayé et sanctionné d’un avertissement officiel par les commissaires pour «mauvais comportement». Le Français échappe toutefois à une pénalité sportive.
Dans son rapport, la FIA souligne que l’individu s’était approché «de manière agressive», empiétant sur l’espace personnel du pilote, sans qu’un dispositif de sécurité suffisant puisse intervenir. Hadjar aurait certainement pu garder son calme. Mais les supporters ont-ils tous les droits ? Cette agitation tombe mal pour le Français de 22 ans, huitième du championnat avec 105 points et deux podiums.
