Le sélectionneur a répondu aux questions des journalistes à la veille du match de gala contre l’Italie, vendredi, en Ligue des nations, marquant son grand retour au Stade de France.

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Sa plus grande fierté au Stade de France avant le duel face à l’Italie vendredi (20h45), à Saint-Denis : «Je ne vais pas être original, c’est ce qu’on a fait avec les copains en 1998 (lors de la Coupe du monde en France, NDLR). L’avoir gagnée contre le Brésil (en finale, 3-0), c’était un rêve pour tout le monde et on l’a fait. Revenir ici, vous devez l’imaginer, c’est une grosse émotion. On est prêt pour ce troisième match (de Ligue des nations contre l’Italie, vendredi), on l’a bien préparé, il n’y a pas de pépin, c’est top. On va essayer de gagner notre premier match devant notre public.»

Le coup de boule sur Marco Materazzi en finale du Mondial 2006 : «Les images me le rappellent toujours. Cela passe partout en boucle. Heureusement, il y en a des plus positives et je veux retenir celle-ci. La Juventus, ça a été particulier pour moi car c’est là où je suis devenu un joueur important (il y a joué de 1996 à 2001, NDLR). (Sur le coup de boule) Je n’ai pas de regret, cela fait partie de ma carrière. Je ne suis pas fier de ce que j’ai fait. Cela fait partie d’un parcours de vie, on ne peut pas toujours faire de belles choses. Maintenant, ce qui importe, c’est demain (vendredi) et l’équipe de France.»

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Si son expulsion lors de ce qui était le dernier match de sa carrière de joueur, contre l’Italie, en 2006, l’a motivé pour entraîner les Bleus : «Oui, sauf qu’en 2006, je ne savais pas que je deviendrais entraîneur. Cela a été très compliqué, je peux vous le dire. Je crois en la vie, en ce que je fais, je me suis préparé pour pouvoir revenir et me donner à fond avec l’équipe de France».

Souvenir du premier match au Stade de France, une victoire 1-0 sur l’Espagne avec un but de Zidane : «31 janvier 1998, il faisait un froid polaire, contre l’Espagne qui n’avait pas perdu depuis 3 ans. D’avoir marqué, c’était un grand souvenir. Et après, avec les copains, 1998, on a gagné la Coupe du monde.»

Ce stade est particulier.

Zinédine Zidane

Sa relation avec le Stade de France : «Ce stade est particulier, avec tout ce qu’on a vécu ici. On veut continuer à écrire notre histoire avec l’équipe de France.»

France-Italie lors de la troisième journée de Ligue des nations : «Mes joueurs sont prêts pour faire un troisième match. Sur un match, tout peut arriver. On affrontera une équipe difficile à jouer. Il faut que l’on soit bon pour s’imposer. Voir l’Italie être éliminé des phases finales de Coupe du monde est étrange (l’Italie a manqué les trois dernières phases finales du Mondial, NDLR). C’est une grande nation du foot. Je ne suis pas dedans, et je n’ai pas d’avis sur ce qu’il se passe à l’intérieur. Mais l’Italie, par moments, peut faire des choses incroyables. Je me dis que ce sera compliqué demain.»

S’il a peur de décevoir : «Non, je n’ai jamais pensé à ce sentiment. Sinon, je ne serai pas devant vous. J’ai travaillé et mérité en tant que joueur. Idem, aujourd’hui pour être sélectionneur. Je suis prêt. Je ne pense pas aux choses négatives. J’ai une équipe de fou et je veux qu’elle soit la plus performante possible. C’est ce qui m’anime.»

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L’apport de Marcello Lippi, son ancien coach à la Juve, dans sa carrière : «Je garde tous de mes entraîneurs, je me suis servi d’eux car ils étaient topissimes. Marcello Lippi était l’un d’entre eux, surtout le plan tactique. Les Italiens n’ont rien à envier à personne. Je m’inspire de tout ça.»

L’enquête sur Mohamed Sanhadji, le «Monsieur sécurité» des Bleus : «Je ne suis pas content, c’est quelqu’un que je connais très bien. Des personnes s’occupent de cela. Je ne peux pas en dire plus. J’espère pour lui qu’il pourra se défendre et que cela se passe bien pour lui. Son histoire avec l’équipe de France, il a fait de belles choses. Je retiens le positif, le reste n’est pas en ma possession.»

Ses coups de cœur après la Belgique (victoire 1-0) : «Sincèrement, je ne vais pas te donner de noms. Ce n’est pas sympa pour les autres. J’ai été bluffé par tout le monde. C’est un groupe qui vient bien. Cela n’a pas de prix. J’ai une équipe de grande qualité mais on doit faire mieux.»

Propos recueillis en conférence de presse