Dans un entretien à l’AFP, Isack Hadjar affiche ses ambitions sans détour après avoir prolongé chez Red Bull, où le Français veut franchir un cap et viser le titre mondial dès 2027.
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Prolongé chez Red Bull pour une deuxième saison aux côtés du quadruple champion du monde Max Verstappen, Isack Hadjar entend désormais « tous les défoncer » avec un objectif : devenir le deuxième Français sacré en F1 après Alain Prost.
Dans un entretien à l'AFP après sa troisième place au Grand Prix d'Azerbaïdjan samedi et avant celui de Bahreïn délocalisé ce week-end en Malaisie, le Parisien de 21 ans, qui a manqué trois courses en raison d'une fracture à un poignet, a jugé que Red Bull était «au même niveau» que Ferrari et McLaren et que l'écurie continuerait d'«accélérer» en 2027.
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Comment va votre poignet et redoutez-vous le Grand Prix de Bahreïn en Malaisie sur un circuit très technique, sur lequel vous n'avez jamais piloté, et dans des conditions atmosphériques difficiles ?
Isack Hadjar : J'ai hâte de rouler, de découvrir la piste. Je la connais (par la télévision, le jeu vidéo, le simulateur, NDLR) depuis que je suis tout petit, mais je l'ai jamais pratiquée dans la réalité.
Cela va être super dur pour les pneus, on sait que dimanche ça ne va pas (se limiter) à un arrêt au stand. Le week-end va être également dur physiquement, avec la chaleur.
Pour la douleur au poignet, ce n'est plus d'actualité. À Bakou, il y avait beaucoup de questions à se poser, mais j'ai réussi à le faire et je n'ai aucun doute sur ce week-end.
À Bakou, vous avez déclaré que c'était votre premier podium «au mérite ». Avez-vous le sentiment d'avoir fait un saut psychologique avant la Malaisie ?
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Je chassais ce podium depuis un moment, j'avais envie de l'avoir au mérite et ça fait du bien. Est-ce que ça me donne plus de confiance? Je ne sais pas, parce que le plus dur c'est toujours de répliquer. C'est cool d'être sixième, mais ce n'est pas ce que je veux.
Vous avez été reconduit chez Red Bull pour l'année prochaine. Comment gérez-vous la relation avec Max Verstappen alors que vous avez la possibilité, quand la voiture le permet, d'aller le chercher en qualification et en course ?
Cela s'est fait naturellement pour moi, même pour l'équipe, on ne s'est pas posé de questions. Ça se passe tellement bien, l'intégration est bonne et je suis dans le rythme. On bosse bien avec Max. C'est évidemment symbolique d'avoir eu le double podium (Verstappen 2e et Hadjar 3e à Bakou, NDLR).
Vous aviez dit au début de l'année «Je suis là pour être champion du monde et pas qu'une fois, sinon je rentre à la maison ». 2027 ou 2028, peuvent-elles couronner le premier champion du monde français de F1 depuis Alain Prost ?
L'année prochaine, on n'aura pas une voiture qui va dominer le championnat. Mais on veut la voiture qui se battra pour un titre. Les Mercedes vont encore rajouter une couche ce week-end et seront toujours la référence à battre l'année prochaine. On est au même niveau que les gros clients McLaren et Ferrari. Mais il faut continuer à pousser. Le but, c'est 2027 en accélérant. L'objectif, c'est 2027 à 100%.
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Qu'est-ce qui vous comblerait pour 2026 ?
Cette année, on ne joue pas de titre, on ne joue rien. J'ai envie de finir la saison en me disant qu'en 2027, on va tous les défoncer! Et 2028 sera encore meilleure. J'ai juste envie de me battre pour des victoires, de me mettre sur la gueule avec les mecs, les grands. Je suis optimiste, j'ai hâte.
