a livré une analyse intéressante de l’évolution du tennis, en établissant notamment un parallèle entre l’époque du Big 3 et le circuit actuel.
Dans des propos rapportés par Punto de Break, le 20e joueur mondial a dressé un constat sans détour : si le niveau du top 10 lui semble inférieur à celui de l’ancienne génération, le niveau moyen du circuit a, selon lui, considérablement progressé.
« Le tennis d’aujourd’hui n’a rien à voir avec celui d’avant, à commencer par les joueurs qui font partie du top 10. À l’époque, le top 10 était bien plus relevé, avec des joueurs comme Roger, Andy, Novak, Rafa, Stan, Berdych, Cilic… Ils étaient tous plus forts que ceux qui composent le top 10 actuel, à l’exception bien sûr de Sinner et d’Alcaraz. En revanche, le niveau en dehors du top 10 est nettement plus élevé. Quand je suis arrivé sur le circuit en 2019 et que j’ai disputé ma première finale, on voyait rarement des joueurs en dehors de l’élite qui avaient un kinésithérapeute ou des entraîneurs ; tous voyageaient seuls et n’avaient pratiquement aucune condition physique, leurs points faibles étaient clairement visibles, c’est pourquoi il était très facile de jouer contre eux. Aujourd’hui, n’importe quel joueur du top 200 a pris une autre dimension ; il est vraiment difficile de jouer au tennis car tout le monde frappe très bien la balle, tout le monde soigne son conditionnement physique, tout le monde a d’excellents entraîneurs. Ce professionnalisme qui s’est mis en place ces dernières années a fait que le niveau moyen est désormais bien plus élevé ; la moyenne a beaucoup augmenté, même sur le circuit Challenger, on trouve des adversaires redoutables. C’est un sport totalement différent aujourd’hui ; il est vraiment beaucoup plus difficile aujourd’hui d’atteindre le top 100, c’est un exploit bien plus grand que lorsque j’y suis parvenu à 19 ans. Aujourd’hui, si tu entres dans le top 100 à 19 ans, c’est comme si tu étais une superstar. »
