Le meneur du Paris Basketball a répondu aux questions des journalistes ce vendredi, à Roland-Garros, à la veille de la Supercoupe LNB.

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L’heure de la rentrée des classes. Après un été frustrant à titre personnel en équipe de France et une saison 2025-26 achevée sans play-offs en Euroligue et en finale en championnat de France, Nadir Hifi a les dents qui rayent le parquet. Le meneur du Paris Basketball a répondu aux questions des journalistes ce vendredi, à Roland-Garros, à la veille de la demi-finale de Supercoupe LNB contre Nanterre, samedi, dans le temple du tennis.

Les objectifs de la saison avec Paris : «On a à cœur de faire beaucoup mieux que la saison dernière. On a fait trois saisons avec des titres, on n’en a pas eu la saison passée, on veut en prendre au moins un».

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Monaco en N3, un regret ou la perspective d’un championnat plus ouvert : «Un regret, non, ce n’est pas de notre faute. Pour Paris, c’est la suite logique de devenir le visage du basket français. Mais ce serait un piège de se dire que ce sera plus facile. Chaque équipe est dangereuse. Il y a plein de joueurs qui sont venus pour performer, prouver, plein d’équipes qui ont faim. D’autres équipes se disent que c’est plus ouvert. Il faut montrer qu’on est meilleurs. C’est plus un piège qu’un avantage».

L’Euroligue ? Je veux être optimiste, avoir de grandes ambitions, mais… Nadir Hifi, Paris Basketball

Quelles ambitions en Euroligue : «Il faut être ambitieux et optimiste. On veut faire les play-offs, tout le monde le veut, mais c’est si dur… On a du passer par le Real en play-in la première année. Je veux être optimiste, avoir de grandes ambitions, mais ça dépend de beaucoup de choses, blessures, forme… J’aimerais faire le play-in et pouvoir jouer les play-offs. Il y a plus d’équipes, de matchs, la saison est plus longue, plus de risque de blessures».

L’équipe de France et son rôle limité cet été : «Il faut que je continue à évoluer. Ce sont les choix du coach (le sélectionneur, Freddy Fauthoux, NDLR), il faut les respecter, prendre cela comme une motivation. On n’a pas toujours ce qu’on veut. Je dois progresser. Je performe dans un style différent, on a montré que ça marche au plus haut niveau européen. Il faut être patient, travailler, évoluer. Ce n’est pas simple, il y a la place, ce n’est pas une question de niveau mais je n’ai que 24 ans et je suis convaincu que je vais intégrer cette équipe sur le long terme. Quelle progression ? Je n’ai pas vraiment eu de discussion avec le coach, il m’a dit pourquoi je n’ai pas été pris, mais je ne dois pas forcément me concentrer sur comment intégrer les Bleus. Je dois continuer à évoluer avec mon club. Ca pourrait m’aider de jouer dans une équipe avec un style différent, on ne joue pas comme Paris, mais c’est un débat sans fin. Je me concentre sur mon club, gagner le plus de matchs et montrer que je suis un joueur de grande qualité».

Je peux jouer dans n’importe quelle équipe d’Euroligue. Nadir Hifi

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Paris plutôt que l’étranger : «C’était mon choix, après les PO d’Euroligue, de prolonger de trois ans. J’ai eu des offres en Euroligue après Le Portel, 90% des équipes Euroligue sont intéressées par mon profil. Je ne veux pas partir trop tôt, cocher toutes les cases avant de le faire. Je suis à Paris, je peux jouer dans n’importe quelle équipe d’Euroligue. Rester au Paris basketball, progresser, bien me bâtir et gagner des titres, ça parle beaucoup. Il faudra que je me challenge et ça pourrait m’aider pour l’équipe de France de jouer dans un style différent».

L’Asvel en premier rival : «Il ne faut pas se concentrer que sur l’Asvel, il faut respecter tout le monde, aborder les matchs avec sérieux».

Quel Paris Basketball cette saison : «On est plus solides sur le papier, une équipe plus complète et homogène que la saison dernière. On se découvre encore. On n’est pas prêts à 100%, personne ne l’est à ce moment de la saison».

Frank Ntilikina : «Il m’a appelé pendant l’été. Il était excité de jouer avec moi, dans ce club et de rentrer en France. On vient de Strasbourg tous les deux. C’est cool. L’histoire est belle. Quand j’étais en N3, il allait se faire drafter. Mon coach m’avait proposé de m’entraîner avec Franck, j’avais dit oui, j’avais pris ses rebonds. Jouer ensemble, c’est cool».

Maxence Lefèvre, nouveau coach du Paris Basketball et précédemment passé par la NBA : «Je viens de rejoindre l’équipe, mais ca ne peut être que du bonus de connaître les deux cultures, c’est bien qu’il puisse parler en français mais il parle souvent en anglais. Je l’ai connu en Summerligue à Minnesota. Il me fait confiance, il croit en moi. C’est important d’avoir un coach qui me donne beaucoup pour performer, bâtir l’équipe autour de moi. J’aime avoir des responsabilités».

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Je veux faire manger tout le monde. Nadir Hifi

Axes de progression : «J’aimerais améliorer mon play-making. Je fais de bonnes lectures sur la présaison. Je veux faire manger tout le monde. Tout le monde sait que je peux scorer facilement. Ce sera mon rôle de montrer la voie et faire les bons choix. Prêt à marquer moins ? Oui. Tous les meilleurs meneurs ne scorent pas 20 points. Il faut s’inspirer des meilleurs. Lesquels ? La saison de Sylvain (Francisco) est à prendre en exemple. Il a amené son équipe en play-offs (Kaunas, NDLR). Il a fait jouer son équipe en sachant cibler les bons moments pour marquer».

Changement de coach tous les ans ou presque à Paris : «Oui, c’est clair que dans la continuité de l’évolution du club, de l’équipe, c’est dur de changer de coach tous les ans. Pour moi aussi, même si je suis installé, il faut repartir de zéro, regagner la confiance du coach à chaque fois, c’est de l’énergie à donner, mais c’est comme ça. Mon rôle est de performer, rester en bonne santé et donner le meilleur de moi-même. Mais oui, c’est compliqué d’avoir de la continuité en changeant de coach tous les ans».

Propos recueillis en conférence de presse