Après la FFF, qui a déjà officialisé son refus de soutenir Gianni Infantino pour un nouveau mandat à la FIFA, l’Allemagne emboîte le pas. Hans-Joachim Watzke, président du Borussia Dortmund et vice-président de la Fédération allemande, s’est à son tour positionné contre le Suisse.
Passer la publicité Passer la publicité
La pression monte encore d’un cran pour Gianni Infantino. Après la Fédération française de football, c’est au tour de l’Allemagne de se prononcer. Le président de la FIFA «doit partir, sans hésitation», a déclaré jeudi soir Hans-Joachim Watzke, l’un des vice-présidents de la Fédération allemande de football (DFB), à Berlin, lors d’un festival consacré à l’intelligence artificielle.
La DFB a été l'une des rares fédérations à ne pas signer de lettre de soutien à la réélection de Gianni Infantino à la présidence de la Fifa dans six mois (plus de 200 sur les 211 que compte la Fifa), soutien que plusieurs nations européennes majeures ont depuis retiré - la France et l'Italie notamment.
Passer la publicité
«Il doit partir, sans hésitation», a lancé Hans-Joachim Watzke, qui s'est montré critique sur trois points, à commencer par le prix de la paix de la Fifa, initié par Infantino et remis en décembre 2025 au président américain Donald Trump, dont il est proche, pendant le tirage au sort du Mondial 2026.
Ce prix, Infantino «l'a créé lui-même, et il a lui-même décidé. Tu ne peux pas t'inventer un truc tout seul et ensuite l'annoncer, c'est de la folie», a souligné Watzke.
Également membre du comité exécutif de l'UEFA, la confédération européenne, Watzke a aussi dénoncé la gestion de l'affaire Balogun, joueur américain exclu en 16es de finale de la Coupe du monde dont la suspension automatique d'un match a été levée, après un appel du président Trump à Infantino.
«Ce n'est pas possible que, lorsqu'un joueur se fait expulser, le président appelle le président de la Fifa et, de manière étonnante, la décision soit immédiatement annulée. C'est de la folie.»
Troisième point, le projet, présenté le 28 juillet et abandonné quatre jours plus tard, de création d'une société commerciale qui aurait été ouverte à des investisseurs privés, et qui a cristallisé une partie de la fronde contre Infantino.
Passer la publicité
«C'est totalement insensé. Personne n'était au courant, ses vice-présidents ne savaient rien, le Conseil de la Fifa ne savait rien», a estimé Watzke.
Le président de la DFB Bernd Neuendorf avait estimé en début de semaine dans un entretien à la télévision RTL/ntv que «le rapport de confiance envers Gianni Infantino, avec cette direction de la Fifa, est bien sûr complètement brisé. Il est important que ce système Infantino se termine».
Pour l’heure, Gianni Infantino reste le seul candidat déclaré à sa propre succession, l’élection présidentielle de la FIFA étant fixée au 18 mars 2027. Les candidatures peuvent encore être déposées jusqu’au 18 novembre, de quoi laisser la porte ouverte à un éventuel challenger.
