Après le bizutage violent survenu au Pôle France, l’Insep a prononcé cinq exclusions définitives et sanctionné cinq autres sportifs. L’enquête a également révélé des faits similaires ayant eu lieu la saison précédente.

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L’Insep a rendu son verdict ce vendredi après le violent bizutage infligé aux jeunes recrues du Pôle France de la section basketball, des faits survenus à l’internat de l’établissement dans la nuit du 13 au 14 septembre dernier.

Les dix jeunes sportifs impliqués avaient d’abord fait l’objet d’une mesure conservatoire leur interdisant l’accès à l’établissement, en plus du forfait général déclaré par le Pôle France Basket pour l’ensemble de la saison 2026-2027 de Nationale 1. Ces mesures étaient provisoires, dans l’attente des conclusions de l’enquête diligentée par Fabien Canu, le directeur général de l’établissement.

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La décision finale est tombée par voie de communiqué. À l’issue de l’enquête administrative, cinq de ces jeunes basketteurs font l’objet d’une «sanction d’exclusion définitive de l’établissement». Les cinq autres sont visés par des sanctions «assorties de mesures éducatives», qui permettent néanmoins d’envisager leur réintégration «à court ou moyen terme».

Un autre cas révélé par l’enquête

Fabien Canu a exprimé sa satisfaction à l’égard de cette décision. «Les décisions prises à l’issue de ces procédures disciplinaires actent qu’aucune forme d’humiliation, de harcèlement, de violence ou de bizutage n’est tolérée au sein de notre établissement». Il a ensuite évoqué la conduite à tenir pour l’avenir. «Notre responsabilité ne s’arrête toutefois pas aux sanctions. Ces événements nous incitent à garantir un haut niveau de vigilance et à poursuivre nos actions en faveur de la sécurité, de la protection et de l’accompagnement des jeunes qui nous sont confiés. (…) C’est ensemble, chacun dans son rôle et avec sa responsabilité, que nous devons garantir aux jeunes sportifs un environnement sûr, respectueux et propice tant à leur épanouissement qu’à la performance».

Le communiqué précise également que l’établissement a pris des mesures immédiates afin de «protéger et d’accompagner» les jeunes victimes du bizutage. L’Insep indique en outre vouloir identifier les «mesures structurelles susceptibles de renforcer la protection des sportifs mineurs accueillis au sein de l’établissement».

Enfin, le communiqué soulève un dernier point. L’enquête a aussi mis au jour des faits similaires survenus au cours de la saison 2025-2026, immédiatement signalés au procureur de la République. Cet élément montre que ce cas est loin d’être isolé et qu’il pourrait révéler un problème de fond à résoudre dans le sport français.