REPORTAGE - Près de trente ans après la finale la coupe du Monde 1998 qui l’a propulsé au rang de demi-dieu du football, et alors que le Marseillais s’apprête à vivre son premier match en tant que sélectionneur, Zizou fait toujours office de figure tutélaire pour la cité où il a grandi.

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« Ça va, cousine ? » Entre les tours de la cité de La Castellane, sur le chemin qui mène au centre social, Adda Moegne claque des bises et serre des mains. Tout le monde semble connaître le jeune homme à la bonne humeur contagieuse, qui se définit comme « né ici », il y a maintenant 26 ans. La Coupe du Monde 1998, Adda Moegne ne l’a pas vécue. Enfin presque. « Je pense que, dans le ventre de ma mère, j’ai entendu quand la France a gagné ! », sourit-il. Et pourtant, le jeune homme entretient un lien particulier avec le héros de cette fameuse finale contre le Brésil.

Comme Zinédine Zidane, Adda Moegne a tapé le ballon dans les allées de la cité de La Castellane, dans les quartiers nord de Marseille, alors qu’il était haut comme trois pommes. Rapidement, il a chaussé les crampons pour rejoindre les bancs de « l’AS Nouvelle Vague », l’ancien club de football de la cité géré par le frère de Zinédine Zidane, Farid Zidane, jusqu’à son décès en 2019. Quand Adda Moegne…