Organisateur et ambassadeur de la première édition du Grand Prix Auvergne‐Rhône‐Alpes qui a lieu cette semaine à Lyon, Jo‐Wilfried Tsonga a eu la merveilleuse idée de rendre hommage aux héros de la victoire en Coupe Davis 1991 face aux États‐Unis.

35 ans après l’exploit du Palais des Sports de Gerland, Yannick Noah, Guy Forget, Henri Leconte, Fabrice Santoro, Arnaud Boetsch, Olivier Delaitre mais aussi plusieurs membres du staff de l’équipe de France de l’époque étaient réunis sur le court central de la LDLC Arena de Décines où ils ont pu revenir, dans la joie et la bonne humeur, sur ce moment inoubliable.

Des merveilleux souvenirs qui en rappellent d’autres beaucoup moins beaux lorsque Gerard Pique et David Haggerty, entre autres, ont décidé, à partir de 2019, de tuer la formule ancestrale (et le fameux format domicile‐extérieur) afin de la transformer en une « Coupe du Monde de tennis » insipide et destituée de son prestige.

Tous de passage en conférence de presse après l’hommage collectif, certains, dont Fabrice Santoro et Yannick Noah en tête, en ont profité pour adresser un petit message à ces fossoyeurs.

« Je me disais qu’aujourd’hui (jeudi), avec un peu de recul, on aurait dû inviter tous ceux qui ont décimé cette épreuve il y a quelques années. Peut‐être qu’ils auraient fait marche arrière », a déclaré Santoro avant l’anecdote savoureuse de Noah. « La dernière fois que j’ai vu David Haggerty (président de la Fédération internationale de tennis depuis 2015) en tant que capitaine, lors d’un dîner, je lui ai dit : ‘When I look at you, you make me throw up’. Ça veut dire : ‘Tu me donnes envie de dégueuler’. Devant témoins. J’étais burné à l’époque. C’était la dernière ancienne formule qu’on a jouée (en 2018, défaite de la France en finale contre la Croatie, ndlr). »

Publié le vendredi 23 octobre 2026 à 08:50