Alors qu’il avait glané 19 sélections en deux ans, le robuste deuxième-ligne de Lyon a été mis au placard cet été par le sélectionneur. Une mise en garde salutaire selon lui.

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Sa remise en question, cet été, par Fabien Galthié

Mickaël Guillard : «Elle est arrivée au bon moment. Rien n’est acquis en équipe de France. Le maillot n’appartient à personne. Si un jeune sort de nulle part ou un autre joueur est plus performant que moi, il prendra les devants. Il s’agissait de me faire prendre conscience que j’ai eu le niveau, que j’ai fait des matchs en équipe de France , mais que, du jour au lendemain, je peux ne plus y être et rater le wagon Coupe du monde. Alors qu’un an plus tôt, personne ne m’aurait dit que j’allais être sur mon canapé à la regarder… Ça a été une bonne remise en question. Franchement, ça m’a fait grandir. J’ai vraiment bien appris. J’ai essayé de mettre en place des choses qui me servent plutôt bien depuis le début de saison.»

Son excellent début de saison avec le LOU

«J’ai bossé physiquement et je me sens très bien. J’ai pu enchaîner pas mal de matchs, en faire 6 sur 7 (en Top 14) en jouant 80 minutes, ce qui était très rare pour moi.»

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En l’absence de Meafou, le dernier gros-porteur du pack français

«Je n’ai pas de rôle particulier, non. On ne dit pas : «Il faut me passer la balle tout le temps». On a un système de jeu où, peu importe le numéro dans le dos, on peut être mis en valeur. C’est à nous de nous mettre dans les bonnes conditions. Et peu importe qui porte la balle, on est tous des excellents joueurs vu qu’on est en équipe de France. C’est sûr, certains ont plus d’aptitude à porter le ballon, à gagner les collisions, mais ça ne change rien. Le système fait que ça peut être un joueur qu’on ne catégorise pas comme gros porteur qui pourra prendre tous les ballons et faire avancer l’équipe.»

Les Fidjiens sont des joueurs d’instinct

Mickaël Guillard

Geoffrey Doumayrou nouvel entraîneur de la défense

«Il est arrivé tout simplement. Il n’a pas voulu trop révolutionner notre système défensif. Il a gardé celui en place, mais il a apporté sa touche en rajoutant des détails assez importants, comme cadrer un peu plus individuellement, monter mieux, être plus connectés ensemble. Ce sont des petits ajustements qui font qu’on arrive à mieux défendre collectivement.»

Quelle menace représentent les Fidji

«Ce sont des joueurs d’instinct, très forts dans le jeu déstructuré, dans les zones de «chaos» où un ballon qui traîne, c’est un ballon de turnover. On sait qu’ils ont des joueurs derrière qui peuvent faire des exploits, on le voit tous les week-ends en Top 14. On doit donc bien se reprendre en défense, se mettre vite en place dès qu’il y a un ballon perdu. Après, dans les collisions, ce sont des joueurs très physiques, notamment devant. Donc on doit être prêt également à répondre présent dans le défi physique. Après, sur certains secteurs un peu plus rugby pur, que ce soit la touche ou la mêlée, ils sont un peu plus en difficulté. Mais ça reste une grande équipe internationale.»

Son coéquipier à Lyon, l’ailier fidjien Jiuta Wainiqolo

«C’est un phénomène ! Il y a très peu de joueurs sur Terre qui sont capables de faire ce qu’il fait. Et, au-delà d’être un très bon joueur, c’est une très bonne personne. Dans le groupe, pour le côtoyer tous les jours, il met beaucoup de bonne humeur, il a toujours le sourire. C’est un peu un soleil dans l’équipe. On sait qu’il ne faudra pas trop lui donner d’espace. On sait comment le contrer, mais ça reste un joueur exceptionnel qui peut sortir des espoirs incroyables.»

Notre but, c’est de finir cette compétition avec un titre, de ramener un trophée en France

Mickaël Guillard

Jouer avec les Bleus chez lui, à Lyon

«Jouer au Groupama Stadium, à la maison, avec le maillot d’équipe France, franchement, c’est du bonheur. (Sourire) Bon, je suis Parisien à la base, donc jouer au Stade de France, pour moi, c’était déjà un peu jouer à la maison. Mais c’est sûr que jouer à Lyon, dans la ville que je vis depuis sept ans, franchement, ce n’est que du bonheur d’avoir ma famille, mes amis que je connais là-bas, qui viennent au stade. Et, surtout, c’est un stade que je regarde quand je vais voir l’OL jouer. Donc, je suis content de fouler la pelouse pour la première fois.»

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Quatre matchs en un mois, une répétition en vue de la Coupe du monde ?

«Non, on ne le prend pas comme une répétition générale, mais comme la Nations Cup. On a déjà disputé les trois matchs cet été. Notre but, c’est de finir cette compétition avec un titre, de ramener un trophée en France. On le prend comme une compétition à part entière où on a envie de gagner et de soulever le trophée à la fin.»

Propos recueillis en conférence de presse