Battues par les Néo-Zélandaises lors de l’entame du Women XV Global Series, les Bleues doivent se racheter face aux Wallaroos, ce samedi à Aix-en-Provence.
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Ballons abandonnés en touche, oublis en défense, fautes techniques: les Bleues seront en opération rachat contre les Wallaroos australiennes samedi à Aix-en-Provence (17h45, France 2), dans le cadre des Women XV Global Series, après ces bourdes payées cher contre les Black Ferns néo-zélandaises (14-28).
«Vous l'avez vu, il faut être beaucoup plus précises sous la pression, (...) quand on se manque, au niveau international on le paye cash», a concédé jeudi le sélectionneur du XV de France féminin, François Ratier, en annonçant les 23 noms sur la feuille de match: «on y travaille, on est dans un processus long, on a beaucoup d'indicateurs positifs, après il faut gagner !»
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Après les N.2 mondiales néo-zélandaises, ce sont donc les N.9 australiennes qui se présentent face aux Bleues de Pauline Bourdon-Sansus pour sa 78e sélection. Mais gare à un excès de confiance chez les Françaises (N.4): «Leur classement est surtout lié à leur absence de matches internationaux, il ne reflète pas du tout leur niveau», a averti François Ratier.
Une seule confrontation en dix ans
Sur les dix dernières années, les Bleues n'ont rencontré qu'une fois les Wallaroos, en octobre 2023 à Dunedin, en Nouvelle-Zélande. Une semaine avant, les partenaires de la capitaine Manae Feleu, absente cet automne pour se consacrer à ses études de médecine, avaient battu les Black Ferns (17-18) chez elles. Et la rechute avait été sévère. «Je pense qu'on était un peu arrivé la fleur au fusil, et on avait été secoué» (défaite 29-20), se rappelait la pilier droit Assia Khalfaoui mardi.
Onze joueuses présentes à Dunedin seront là samedi, dont huit au coup d'envoi. Parmi elles, l'arrière Émilie Boulard, alignées pour la première fois par les Bleues depuis la petite finale du Mondial-2025. Et pour toutes, un petit goût de revanche dans la bouche.
«Je me souviens que ça avait été un match qui avait tapé fort, et ça nous avait un peu surprises», a reconnu mardi l'ouvreuse toulousaine Lina Queyroi, qui sera sur le banc samedi: «Mais là on a perdu contre les Blacks avant, donc on n'a pas le droit à l'erreur, ça nous a remis les idées en place.»
Sur le papier, cette rencontre est la plus facile de l'automne, avant d'aller défier les Canadiennes (N.3 mondiales) à La Rochelle le 26 septembre, puis de retrouver les Black Ferns par trois fois en octobre en Nouvelle-Zélande. À condition d'être à l'heure du rendez-vous physique promis par les Wallaroos. «L'Australie c'est physiquement très solide, encore plus physique que les Néo-Zélandaises», a prévenu François Ratier.
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Les Wallaroos n’ont remporté qu’un seul de leurs neuf derniers matchs
Solide certes, mais friable en défense. Depuis leur succès inaugural contre les Samoa fin août 2025 au Mondial anglais, les Wallaroos ont aligné huit défaites pour une seule victoire, contre les Fidjiennes (33-15). Elles ont commencé leur match de l'automne par une claque contre les championnes du monde anglaises (48-15). En tête 10-5 à la mi-temps, les Australiennes ont ensuite encaissé sept essais en seconde période, dont quatre en dix minutes.
«La vérité, c'est qu'on joue en France, et peu importe qui on joue, il y a des attentes, et ces attentes, c'est une victoire», insistait François Ratier, à 48 heures de la rencontre sur la pelouse synthétique de Maurice-David.
