L’équipe de France féminine de rugby lance sa nouvelle compétition, les Women XV Global Series, par une première confrontation au Groupama Stadium avec la Nouvelle-Zélande, vice-championne du monde en titre.

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Six matches, dont quatre contre les Black Ferns néo-zélandaises qu'elles vont affronter samedi en apéritif à Lyon : l'automne sera chargé pour le XV de France féminin avec les Women XV Global Series, série de matches opposant les 12 premières nations mondiales d'ici le Mondial 2029 en Australie. Et pour commencer ce sera donc des retrouvailles avec les numéros 2 mondiales, contre qui les Françaises s'étaient inclinées 42-26 lors de la petite finale du Mondial 2025 en Angleterre, à Twickenham, fin septembre.

Mais depuis cette défaite, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts de l'ovale féminin tricolore, avec notamment un nouveau sélectionneur, François Ratier, celui qui avait conduit les Canadiennes en finale du Mondial 2014. Alors certes, le résultat du Tournoi des six nations 2026 n'a pas été bien différent, avec une nouvelle deuxième place et une nouvelle défaite, la 18e d'affilée contre les Red Roses, les championnes du monde anglaises (43-28). Mais le jeu français a progressé et ces six rencontres, dont trois en Nouvelle-Zélande pour terminer, en octobre, permettront d'étalonner l'effectif tricolore.

Très honnêtement, si on fait ce qu’on a dit qu’on ferait et qu’on le fait du mieux possible, il y aura match

François Ratier, sélectionneur des Bleues

Entre le Tournoi et ces Global Series, «ça nous donnera 30 matches de préparation de haut niveau avant la coupe du monde, c'est significatif», se réjouissait le sélectionneur jeudi, en annonçant son XV de départ. Mais pas question de se fixer d'objectif chiffré avant ces matches, qui ne donneront lieu à aucun classement ni trophée.

«Évidemment, nous, on veut performer, a insisté François Ratier. Et si on performe à notre meilleur niveau, la victoire, elle suivra. Mais on s'est aussi donné des cases à cocher, que ce soit en attaque ou en défense. Ça, c'est très, très, très important. Mais très honnêtement, si on fait ce qu'on a dit qu'on ferait et qu'on le fait du mieux possible, il y aura match».

Pour ce premier rendez-vous contre les Black Ferns (les Fougères noires en français), l'équipe de France comptera trois septistes, avec Chloé Jacquet à l'arrière, Kelly Arbey à l'aile et Lili Dezou au centre pour son premier maillot bleu. Une opportunité pour ces trois joueuses de s'illustrer, avant d'abandonner leurs camarades pour retrouver l'équipe de France à 7, avec la qualification pour les Jeux olympiques de Los Angeles en ligne de mire.

«C'est important pour nous de pouvoir les intégrer dans notre équipe à XV en vue de la Coupe du Monde qui sera après les JO», a insisté le sélectionneur jeudi, espérant pouvoir compter «une fois par an sur des joueuses du 7». Objectif avoué : élargir le vivier des candidates pour l'Australie à «une cinquantaine de joueuses». En l'absence au sein du pack de son habituelle capitaine Manae Feleu, qui manquera ces Global Series en raison de ses études de médecine, les Bleues seront conduites par la demie de mêlée toulousaine Pauline Bourdon Sansus, 30 ans et 76 sélections.

Autre grande absente, la deuxième ligne Madoussou Fall-Raclot (28 ans, 50 sélections) qui attend un enfant, sera remplacée par la Blagnacaise Julia Grosz, 24 ans, qui découvrira, elle, le maillot bleu. Après la Nouvelle-Zélande samedi à Gerland, et avant d'aller les défier chez elles en octobre, les Bleues affronteront l'Australie le 19 septembre à Aix-en-Provence puis le Canada le 26 septembre à La Rochelle.