Au coeur d’une ambiance formidable à Paris, l’équipe de France de volley s’est offert un succès de prestige jeudi en match de préparation face au Brésil (3-0: 27-25, 25-21, 25-16), idéal à moins d’une semaine de l’Euro.

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Comme un joyeux rappel des JO, le moment fort de la soirée a été un hommage vibrant rendu à Benjamin Toniutti, ancien capitaine tricolore, double champion olympique ayant pris sa retraite internationale après Paris-2024. À l'Arena Porte de la Chapelle, qui a fait le plein pour ce match de gala, le passeur de 36 ans a tenu à rappeler que «ce sport m'a appris que rien ne se construit seul», remerciant sa «famille» des Bleus, sous des applaudissements nourris. «Heureusement que ça n'a pas duré plus longtemps, je n'aurais pas pu jouer après», en a souri Antoine Brizard, «je ne sais pas si les gens se rendent compte de ce qu'il représente dans le volley mondial».

Sur la chanson «Don't Stop me now» de Queen, Toniutti a alors été entouré de tous ceux qui, comme lui, étaient devenus rois de l'Olympe en 2021 et 2024: de Jean Patry à Stephen Boyer, de Earvin Ngapeth à Yacine Louati en passant par Kevin Tillie, Théo Faure, Trevor Clevenot et Antoine Brizard. Ces trois derniers seront les seuls «survivants» d'il y a deux ans, alors que les Bleus s'avancent vers l'Euro (9-26 septembre) avec un groupe fortement remanié et rajeuni, la plupart des cadres ayant choisi de faire une pause.

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Henno en forme

Face à une équipe du Brésil comptant trois titres de champions du monde, et autant de sacres olympiques, les hommes d'Andrea Giani se sont fait plaisir, emmagasinant certainement de la confiance après un été en demi-teinte. Désormais capitaine, Brizard a montré la voie dès le premier set en maître de la passe, tantôt pour Trevor Clévenot, tantôt pour Mathis Henno, 21 ans seulement mais qui sera assurément un des joueurs à suivre en Roumanie, où les Français entreront en lice jeudi contre la Suisse.

Coupables de fautes au service, les Bleus ont pu au moins profiter d'une maladresse similaire du côté de leur adversaire, qui a aussi parfois impressionné par sa défense. Mais c'est bien Henno (16 pts) qui, sur une quatrième balle de set, a permis d'empocher la première manche. Si les Brésiliens ont creusé un petit écart en début de second set, les Bleus n'ont pas tremblé, laissant par ailleurs la part belle à des jeunes qui pourraient gagner leur place sur la route des JO à Los Angeles en 2028.

Outre Henno, Daniel Iyegbekedo s'est illustré, quand Noa Duflos-Rossi, 18 ans, a réalisé une belle entrée, marquée par un ace pour donner trois points d'avance aux Bleus dans le second set (25-21). «C'était un gros match, on est prêts je pense, ça fait un moment (que l'équipe monte en puissance). Il y avait tout à construire, et toutes les entrées sont bien», a souligné Antoine Brizard, qui n'oublie pas le piège que pourra représenter le premier match contre la Suisse.

Et malgré la pause «hommage» à Benjamin Toniutti, l'équipe de France n'a pas baissé de pied, en creusant d'emblée l'écart dans le troisième set, encouragée par les «Bleu ! Blanc ! Rouge !» du public parisien visiblement satisfait. Les Bleus vont désormais devoir répondre au rendez-vous de l'Euro.