Le marin rochelais a devancé Hugo Dhallenne et Arno Biston au terme du championnat 2026.

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Ce n’est pas un titre honorifique mais bel et bien une sacrée récompense recherchée par tous les marins du circuit Figaro Bénéteau et que les plus grands, dont le regretté Charlie Dalin, à l’honneur mardi à Concarneau, ont touché du doigt. Au terme de l’édition 2026 du championnat de France Elite course au large, le Rochelais Alexis Thomas a décroché la timbale, démontrant des progrès dans tous les domaines, et notamment au niveau mental.

Le skipper du Figaro Bénéteau Wings of the Ocean a devancé Hugo Dhallenne (Skipper Macif 2025) et Arno Biston (Article. 1), au terme d’une saison riche en rebondissements. Et en faisant preuve d’une grande régularité. Sixième de la Solo Guy Cotten, quatrième du Trophée Banque Populaire Grand Ouest, deuxième de la Solitaire du Figaro Paprec (avec un premier podium d’étape) et douzième de la récente L’Aventura, Alexis Thomas est récompensé de ses six ans de travail et de progrès sur le circuit.

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« Je regarde La Solitaire du Figaro et le circuit Figaro Beneteau depuis que je suis tout petit. Je rêvais devant Armel Le Cléac’h ou Yann Eliès, et aujourd’hui c’est mon tour, a-t-il confié. Je suis très touché, très flatté et ému. Ce circuit nous oblige à aller chercher un niveau de détail incroyable pour faire la différence. C’est un titre prestigieux dans l’écosystème de la course au large, je suis très fier.»

Je ne me suis jamais senti autant confiant depuis que je fais de la voile

Alexis Thomas

Et celui qui disputera la prochaine Route du Rhum, adoubé en personne par Michel Desjoyeaux qui lui a confié son propre Class 40, d’ajouter : «J’ai été constant tout au long de la saison, être champion de France vient récompenser cette régularité. C’est aussi le résultat de 6 années de travail sur un support très exigeant. Cette année, j’ai beaucoup travaillé mentalement pour en arriver là et je pense que c’est ce qui a fait la différence. Je ne suis pas certain de faire mieux avancer mon bateau ou de prendre de meilleures décisions, mais je me suis autorisé à me voir comme un gagnant et ça a changé quelque chose chez moi. J’ai pris énormément de plaisir sur toutes les courses cette saison. Je réussissais à me mobiliser même quand j’étais en difficulté, j’y ai toujours cru. Je ne me suis jamais senti autant confiant depuis que je fais de la voile, et j’en fais depuis un moment ! » Et ce n’est pas fini, sachant que le Rochelais rêve, à terme, de disputer un certain Vendée Globe…