Renversé par Botic van de Zandschulp, Arthur Gea est tout de même reparti de New York avec le sourire. Son incroyable parcours va lui rapporter une somme importante, qui représente déjà plus de la moitié de ses gains en carrière.
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Arthur Gea n’aura peut-être pas été assez lucky pour atteindre les quarts, mais il l’aura été largement côté portefeuille. Repêché de justesse pour intégrer le tableau principal, le Français de 21 ans a transformé son statut de lucky loser en véritable jackpot financier, malgré sa défaite en huitièmes de finale face à Botic van de Zandschulp au terme d’un combat de 5h13. Après avoir mené deux manches à rien, Gea a finalement été renversé par le Néerlandais, vainqueur 3-6, 6-7, 7-6, 6-4. Une immense déception pour le Français, qui avait encore une balle de match dans le troisième set et pouvait devenir le premier joueur repêché à atteindre les quarts d’un Grand Chelem depuis le début de l’ère Open. Le Provençal, qui avait commencé l’année autour de la 244e place mondiale, devrait, par ailleurs, faire un bond dans le classement, en avoisinant la 60e place.
Mais si Arthur Gea quitte Flushing Meadows avec quelques regrets sportifs, malgré son très beau parcours, il repart surtout avec une opération financière spectaculaire. Son épopée jusqu’en huitièmes de finale lui garantit 480.000 dollars, soit environ 431.000 euros. Un montant qui donne une tout autre dimension à son aventure américaine.
Un chèque qui bouleverse ses gains en carrière
Pour mesurer l’ampleur du jackpot, il suffit de regarder les chiffres. Avant cet US Open, Arthur Gea avait accumulé (environ) 648 000 euros de gains sur le circuit ATP depuis le début de sa carrière. Avec les 431 000 euros empochés à New York, le Français va donc toucher sur un seul tournoi plus de la moitié de tout ce qu’il avait gagné jusque-là. Et l’addition aurait pu être encore plus impressionnante. En cas de qualification pour les quarts de finale, Gea aurait porté ses gains à 671 700 euros, une somme supérieure à l’ensemble de ses revenus en carrière avant le grand Chelem américain. Une occasion manquée sur le court, mais qui ne change rien à la portée financière de son parcours. Une somme non négligeable pour Arthur Gea, en ayant connaissance des coûts annuels exorbitants pour un joueur professionnel du classement ATP, entre les transports, les logements, la restauration, et le staff.
Cela reste toutefois moins spectaculaire que Lois Boisson, à l’issue de son épopée en 2025 à Roland-Garros (demi-finale), avait touché cinq fois ce qu’elle avait gagné auparavant en carrière.