Deux sets à zéro, une balle de match dans le troisième et puis plus la douche froide: Arthur Gea, dernier Français engagé à l’US Open, s’est arrêté lundi soir en huitièmes de finale, renversé par le Néerlandais Botic van de Zandschulp. Avec des regrets forcément.

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Repêché dans le tableau final grâce à un forfait après sa défaite au troisième tour des qualifications, le Français de 21 ans (87e) a été battu 3-6, 6-7 (0-7), 7-6 (9/7), 7-6 (7/3), 6-4 au bout d'un match étouffant de plus de cinq heures. Le coup est d'autant plus cruel pour le Provençal qu'il aurait pu entrer dans l'histoire du tennis moderne en devenant le premier lucky-loser (repêché) à atteindre les quarts de finale d'un Grand Chelem depuis le début de l'ère Open, inaugurée en 1968. «Je veux juste continuer dans cette voie, comme je l'ai fait depuis que je suis petit, je pense que ça paiera encore plus dans le futur. Essayer de jouer le plus possible dans des gros tournois comme ça, à ce niveau-là et aller de plus en plus loin», espère-t-il

Le match s'est joué en deux temps: Gea a d'abord dominé les débats en s'offrant les deux premières manches, au moment où «VDZ» enchaînait les fautes directes (87 au total sur le match). Le duel est devenu irrespirable au troisième set, quand Gea a mené 4-1 dans le jeu décisif puis s'est procuré une balle de match. Mais il a payé cher sa montée au filet hasardeuse puisque van de Zandschulp a décroché les trois jeux suivants pour revenir à deux manches à une. «J'aurais pu peut-être claquer un petit peu mieux ma volée. Ça fait partie des améliorations dans mon jeu, aller vers l'avant. C'est les premières fois que je le fais aussi bien», résume le Français.

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Nouveau tie-break dans le quatrième, largement dominé par le Néerlandais, puis ce dernier s'est mis à tout réussir, défendant comme un damné après des courses fantastiques. Il a breaké au bout d'un jeu interminable pour mener 4 jeux à 3. «C'était surprenant de le voir courir comme ça à la fin, je pensais qu'il serait un peu plus fatigué. Je le voyais souffler beaucoup», raconte Gea. Gea a eu une occasion de débreaker lorsque «VDZ» a servi pour le match mais une dernière faute en coup droit du Français (la 28e sur le match) a délivré le Néerlandais au bout de 5h13, à 22 minutes d'égaler le match le plus long de l'histoire de l'US Open.