L’Américain s’est dit «déçu» de sa défaite face à l’Allemand Alexander Zverev, mais il n’en sort pas moins «motivé» pour la suite et se dit fier d’être arrivé en finale.

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Ce n'est pas le résultat que vous souhaitiez, mais vous dites-vous que ce n'est que le début ?

Ben Shelton : Oui, je suis motivé, mais je suis aussi déçu de la façon dont les choses se sont déroulées aujourd'hui. Je suis content de la façon dont je me suis battu pendant deux semaines, je suis satisfait des progrès que j'ai faits, mais oui celle-là, elle fait vraiment mal. Bon, maintenant place à la suite. Je vais essayer de continuer à m'améliorer et d'arriver en Australie encore plus fort.

Qu'est-ce qui fait qu'il (Alexander Zverev) soit si difficile à battre ?

Son service, évidemment. Il a l'un des meilleurs services du tennis. Aujourd'hui, je l'ai breaké pour la première fois en 66 jeux. Si l'on ajoute à ça ses qualités de joueur en dehors du service, on voit à quel point il est complet, il s'est énormément amélioré au filet. Il bouge très bien pour son 1,98m. Il met beaucoup de profondeur, donc il retourne très bien. Il est solide en fond de court et c'est l'un des joueurs les plus athlétiques du circuit. Donc oui, c'est un joueur très difficile à affronter, à 100%.

Est-ce que vous vous dites : j'aurais aimé mieux faire ceci, ou cela ? Quelles leçons vous en tirez ?

Je n'ai clairement pas joué comme je le souhaitais en fond de court. Au fur et à mesure du match, je ne me posais plus aucune question sur mon revers qui sortait bien, mais le coup droit n'est pas bien sorti aujourd'hui. Je n'ai pas été assez précis quand j'attaquais avec. J'ai commis trop de fautes alors que la balle était dans mes cordes (...). Je dois être plus redoutable avec mon coup droit.

Qu'est-ce que ce dimanche avait de spécial par rapport aux autres ?

C'est tellement un bon moment. Entrer sur le court aujourd'hui, il n'y a rien de tel. Je n'avais jamais ressenti cela. C'est addictif de se retrouver dans cette situation. Lors des derniers tournois du Grand Chelem, ça a été difficile de rester chez moi pendant 10, 11, 12 jours alors que le tournoi battait son plein et que je voyais les autres avancer dans le tableau. Mais c'est motivant. Perdre une finale aussi c'est motivant, c'est à ce stade que j'ai envie d'être.