RÉCIT - Élu Ballon d’Or alors qu’il jouait à la Juventus, Zinédine Zidane a une histoire contrariée avec l’Italie, ponctuée par la dramatique finale de la Coupe du monde 2006. Mais son fameux coup de boule n’a pas entaché sa légende.

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« Ce la possiamo fare. » En français : « On peut le faire », rassurait Zinédine Zidane, modeste comme toujours, quant à sa capacité à parler italien devant un public, sur une estrade lors du Festival dello Sport, à Trente, organisé par La Gazzetta dello Sport, le principal quotidien sportif du pays, il y a tout juste un an. La suite ? Quarante-cinq minutes d’une discussion fluide dans la langue de Dante. « Il a été l’un des invités les plus acclamés et les plus importants du festival », se souvient Alessandro Grandesso, correspondant en France pour la Gazzetta depuis 2000.

Que ce soit de ce côté des Alpes ou de l’autre, « Zizou » est un personnage notoire. Et populaire. « Il n’y a pas chez nous toute la dimension presque spirituelle, cette aura presque divine qu’il a en France, nuance Alessandro Grandesso. Mais ça reste un très grand, qui est apprécié et reconnu. » L’Italie n’a pas la mémoire courte. Bien avant de devenir le sélectionneur de l’équipe de…