Annoncé dans le nouveau staff des Bleus fin août, Marc Retali a finalement perdu son poste après avoir exprimé sa joie à la presse. Une obligation de droit de réserve qu’il ignorait.
Passer la publicité Passer la publicité
Être bavard peut s’avérer être un vilain défaut. Marc Retali en a fait les frais. Tout juste nommé podologue au sein du nouveau staff de Zinédine Zidane en équipe de France, l’homme qui a par exemple soigné les pieds de Paul Seixas n’a pas hésité à exprimer sa joie dans la presse, ce qui s’est soldé par un licenciement «pour non-respect de son droit de réserve».
Une erreur dont Marc Retali n’avait même pas conscience. S’il avait bien reçu quelques recommandations de «discrétion vis-à-vis des médias», il pensait que cela se limitait au simple fait de «ne pas livrer d’éléments sensibles». C’est le lendemain de l’interview, lorsqu’il a reçu son contrat, qu’il a découvert, qu’il découvre le devoir de réserve auquel il était tenu. Une condition qu’il «ignorait complètement». «Parce que si j’avais eu conscience du fait qu’il ne fallait absolument rien dire à la presse, évidemment que je n’aurais rien dit, je ne suis pas complètement idiot», assure-t-il, en colère contre la décision de la fédération.
J’ai d’autres opportunités dans le monde du vélo, mais je vais mettre un peu tout ça entre parenthèses, pour l’instant
Marc Retali
Une décision qui laisse forcément un goût amer à Marc Retali. «La déception est phénoménale par rapport à ce que j’imaginais en termes de projection dans ce boulot», confie-t-il. Lui qui se retrouve désormais sans ce nouveau projet. «J’étais chez Decathlon CMA CGM, poste que j’ai quitté pour accepter celui de la fédération de foot. Donc maintenant que celui de la "fédé" n’existe plus, j’ai d’autres opportunités dans le monde du vélo, mais je vais mettre un peu tout ça entre parenthèses, pour l’instant».
Encore marqué par cette désillusion, le podologue ne cache pas son dégoût. «Je n’ai rien demandé à personne, on est venu me chercher en me disant que j’étais “un excellent thérapeute pour le staff” et puis derrière, je prends une volée de bois vert pour une faute qui m’est reprochée et que je ne pense pas avoir commise.» Une mésaventure qui l’a «un peu échaudé par ce type d’activité».
