Le Serbe a raconté, dans un documentaire Prime Video qui lui est consacré, ses souvenirs de la guerre dans sa ville natale de Belgrade à la fin des années 1990.
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Des souvenirs plus que douloureux. Dans «Le loup en hiver», documentaire de Prime Video qui lui est consacré, Novak Djokovic est longuement revenu sur ses terribles souvenirs de la guerre dans sa Serbie natale. Né en 1987, l’homme aux 24 titres en Grand Chelem a en partie grandi sous les bombes. Le conflit entre sa patrie et le Kosovo l’a directement touché, lui et sa famille, en 1998.
Cette année-là, l’armée de l’OTAN cible Belgrade entre les mois de mars et de juin. «Lors d’une des premières nuits de bombardements, nous n’avions aucun abri dans notre appartement. Nous avons donc dû partir en urgence et sommes allés dans un autre bâtiment. C’était une vision terrible. Il faisait nuit, il était deux ou trois heures du matin et tout le monde errait en panique. Personne ne savait où aller. Chacun essayait de sauver sa vie», a expliqué Novak Djokovic d’un ton grave. À tout juste 11 ans, le Serbe s’est retrouvé embourbé dans le cauchemar de la guerre.
Je ne représentais une menace pour personne
Novak Djokovic à propos de son choix de refuser le vaccin de la Covid-19
Un conflit qui aurait pu lui être fatal puisque lors de cette nuit de bombardements, il a brièvement perdu la trace de ses parents en tombant lors de leur fuite. «J’ai trébuché et j’ai vu ma famille s’éloigner à environ 15 mètres devant moi. J’ai crié ’’Au secours ! Au secours !’’, mais ils ne m’ont pas entendu, ils ont continué à courir». C’est alors que le médaillé d’or aux JO 2024 de Paris se souvient s’être retourné, d’avoir regardé leur immeuble et d’avoir vu «un avion larguer deux bombes sur un hôpital voisin. J’étais allongé là, dans le noir et sous la pluie». À la suite de ces terribles bombardements, la famille Djokovic s’est exilée en Allemagne, à Munich, en 1999. C’est là que le petit Novak s’est inscrit dans un club de tennis...
Dans ce documentaire, Novak Djokovic a également été interrogé sur son refus d’être vacciné lors de la pandémie de Covid-19. Un choix qui avait, à l’époque, déclenché une vive polémique. Le joueur avait même été expulsé du territoire australien en 2022, manquant donc le Grand Chelem à Melbourne. Mais le Serbe persiste et signe : «Je n’en avais pas besoin. Pourquoi devrais-je me faire vacciner ? Je suis en bonne santé, je suis un athlète. J’ai eu le corona., j’avais une immunité. Je ne représentais une menace pour personne. Il n’y avait aucune raison pour que je me fasse vacciner». Djokovic a précisé que c’était sa «liberté de choisir, ce droit fondamental que vous avez en tant qu’être humain sur cette planète - la liberté de choisir – qui a été retirée à beaucoup de gens».
