DÉCRYPTAGE – Découvrez ce qui a retenu l’attention de la rédaction lors de la démonstration de l’Union Bordeaux-Bègles face au Racing (64-5), samedi soir à Chaban-Delmas, pour la reprise du Top 14.

Passer la publicité Passer la publicité

TOPS

Irrésistibles Unionnistes

L’Union Bordeaux-Bègles a signé une performance absolument stratosphérique. Quatre essais en seulement un quart d’heure, six en 30 minutes, huit en 45... Pour finir à 10 réalisations au total, pour un score effarant de 64-5. Le Racing a vécu une véritable humiliation samedi soir sur la pelouse de Chaban-Delmas, lors de la reprise du championnat. Lorsque les Unionistes sont dans cette dynamique et se trouvent quasiment les yeux fermés, il n’y a pas grand-chose à faire en face... Un monde d’écart entre les deux équipes. Même si l’apathie des Ciel et Blanc n’a rien arrangé, les doubles champions d’Europe ont récité leur rugby à la perfection, comme rarement, durant les 40 premières minutes. Époustouflant.

Passer la publicité

Woki et Willis impériaux

Les deux joueurs bordelais ont signé un doublé dans cette partie, et dès le premier acte. Cameron Woki a fait parler sa redoutable vivacité pour laisser la défense du Racing sur les fesses en moins d’un quart d’heure (8e, 14e). Tom Willis – le frère du Toulousain Jack Willis –, pour son retour en France, n’a également eu besoin que de quelques minutes pour aller à dame deux fois (26e, 33e). Des réalisations coup sur coup qui se sont enchaînées côté unioniste, jusqu’à faire passer l’arrière-garde francilienne pour une amatrice.

Bielle-Biarrey, soir de fête

Étonnamment, le phénomène du rugby français a attendu les 20 dernières minutes pour participer au festival offensif de son équipe. Celui dont la prolongation à l’UBB jusqu’en 2029 a été officialisée ce samedi soir devant les supporters girondins avant le coup d’envoi, n’a pas eu besoin de forcer son talent pour inscrire un doublé également. Trouvé dans l’intervalle ou au large, sa vitesse hors normes a suffi à faire la différence. Le public de Chaban-Delmas et du Top 14 a encore de belles années pour profiter du prodige. Et tant mieux.

Lucu-Jalibert, toujours aussi parfait

On prend les mêmes et on recommence. À l’image de nombreuses prestations la saison passée, la charnière bordelaise a excellé, ridiculisant son homologue du soir. Les deux compères ont marché sur l’eau. Que ce soit Maxime Lucu, par ses vives sorties de balle incisives, ou Matthieu Jalibert, et ses coups de pied téléguidés, le jeu girondin s’est mué en véritable feu d’artifice samedi soir. Le danger venait absolument de partout, impulsé par cette paire toujours aussi hors du commun.

FLOPS

Le Racing déculotté et encore en vacances

Ça fait tache. Plus que tache même. Comment peut-on réaliser une rentrée pareille ? Un match de reprise de la sorte ? Surtout quand on est le Racing 92, demi-finaliste du championnat la saison passée ? Samedi soir, à Chaban-Delmas, les Ciel et Blanc ont fait honte à leurs supporters et à leur club. Encaisser six essais en une demi-heure et deux d’emblée dès la reprise, pour en finir avec 10 dans la valise, ce n’est pas admissible pour des joueurs de la trempe du Racing. Le sujet n’est pas de perdre, surtout lorsqu’on se déplace en Gironde, mais de s’incliner «avec la manière», avec les honneurs. Là, les Racingmen ont dû écœurer leurs fans et leur entraîneur. Ainsi qu’eux-mêmes. Un revers hallucinant pour un cador du championnat qui débute d’une manière désastreuse cette nouvelle saison. Il va falloir vite réagir et se reprendre pour les Franciliens. Là, nous avons vécu un match invraisemblable, tellement l’opposition était famélique en face. Inexistante même. À l’image d’une rencontre entre une équipe de Top 14 et une de D3. Une honte absolue. Invraisemblable.

Passer la publicité

Machenaud, merci mais...

Après quatre saisons à l’Aviron Bayonnais, le demi de mêlée de 37 ans a fait son retour au Racing – où il avait déjà joué de 2012 à 2022 et remporté le Bouclier de Brennus en 2016. Et, malheureusement, cette période dorée du Racing est bel et bien enterrée. Profondément. Le numéro 9, totalement impuissant et dépassé, faisait peine à voir sur la pelouse de Chaban-Delmas. Face à une charnière aussi performante que celle de Bordeaux-Bègles, le gouffre se fait immense. Plus le même sport. Merci pour tout, mais le temps est passé par là. Merci, mais stop.