DÉCRYPTAGE – Découvrez ce qui a retenu l’attention de la rédaction lors de la victoire de l’Olympique de Marseille face à Troyes, dimanche soir au stade de l’Aube, en clôture de la 6e journée de Ligue 1.
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Tops
Harit et Abdelli sauvent les meubles
De retour dans le XI marseillais de Bruno Genesio depuis le début de saison, Amine Harit, qui n’avait jusque-là pas trouvé le chemin des filets, a offert une victoire capitale à l’Olympique de Marseille, dimanche soir, sur la pelouse de l’Estac (0-1). Récompensé de ses nombreux efforts, l’ailier droit olympien a profité de l’apathie de la défense troyenne pour ouvrir le score à bout portant, au second poteau, peu après la reprise (50e), inscrivant ainsi son premier but de la saison. Même si tout n’est pas parfait chez l’attaquant marseillais, il ne se cache pas et se bat pour l’équipe sans broncher. Son entraîneur le sait et lui fait confiance. Dimanche soir, cette confiance a fini par porter ses fruits.
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En grande difficulté depuis le début de saison, Himad Abdelli a lui aussi offert une bouffée d’oxygène à ses partenaires. S’il n’a pas été flamboyant face aux promus, le milieu de terrain, qui a failli trouver le chemin des filets en fin de première période (38e), a transformé avec autorité le penalty obtenu par Faris Moumbagna dans les toutes dernières secondes du match (90e+8). De quoi lui redonner un peu de confiance, car il en a grand besoin.
L’Estac peut s’en mordre les doigts
Il y avait la place. Au-delà du fait que l’OM était (plus que) prenable, les promus ont livré une prestation trop «scolaire». À défaut de manquer d’application, les Troyens n’ont jamais su emballer cette rencontre devant leur public, comme s’ils avaient joué avec le frein à main, alors qu’une seule place au classement séparait les deux équipes… C’est dommage. Les joueurs de Stéphane Dumont, avant-derniers du classement, vont devoir en faire beaucoup plus dans les prochaines semaines s’ils ne souhaitent pas voir leur avenir dans l’élite s’assombrir davantage.
Flops
Paixão désespérant…
Si la direction marseillaise a tout fait pour conserver son attaquant durant le mercato estival, c’est qu’il y avait une raison… On la cherche toujours. Face à l’hécatombe de départs que l’OM a dû gérer durant l’intersaison pour équilibrer ses comptes, Igor Paixão semblait être «le dernier des Mohicans», l’ultime soldat de qualité sur les bords de la Canebière. Mais, depuis le début de saison, le Brésilien déçoit. Beaucoup. Une nouvelle fois, dimanche soir dans l’Aube, l’ailier gauche phocéen, toujours sans le moindre but cette saison, n’a rien pu faire. Énormément d’erreurs et d’approximations techniques pour le numéro 14, qui n’a pas répondu présent, alors que Marseille, en situation d’urgence, en avait bien besoin. Pourquoi l’avoir gardé, lui, alors que l’OM aurait pu en tirer un bon prix ? Avec Paixão, il y a erreur de casting. Et une grosse.
… comme l’attaque phocéenne
Au-delà d’Igor Paixão, c’est toute l’attaque marseillaise qui s’est montrée atone. Amine Gouiri n’a notamment pas existé, tant sur le plan individuel que collectif. L’OM donnait l’impression de pouvoir continuer à jouer une éternité minutes de cette manière… sans jamais parvenir à marquer le moindre but.
