Le Slovène a été croqué au sommet d’une ascension par Enric Mas. Un moment de vulnérabilité rare pour le Slovène.
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Il peut donc être battu en montagne ! Pour la première fois depuis le 10 juillet 2024 dans l’étape du Lioran au Tour de France lorsqu’il avait attaqué avant de se faire rejoindre par Jonas Vingegaard, finalement vainqueur sur le fil, Tadej Pogacar a été dominé dans une ascension. Jeudi, dans la sixième étape du Tour d’Espagne, le Slovène n’a rien pu faire face à Enric Mas alors qu’il finissait la montée d’El Bartolo. Un gros morceau avec 9,4 km de pente à 7,1% de moyenne et des passages à 20 %.
Pogacar croqué au sommet
Dans les derniers hectomètres, alors qu’il fendait la foule avec son maillot de leader rouge, «Pogi» a vu revenir dans son dos l’Espagnol, lancé comme une balle dans la montée étroite sous une chaleur écrasante. Le coureur de la Movistar a d’abord rapidement recollé à la roue du quintuple vainqueur du Tour de France avant de l’avaler grâce à une attaque à quelques mètres du sommet. Et Pogacar n’a rien pu faire. L’image est rare.
« Ils me poussaient à fond depuis la voiture, me disant de penser aux six secondes de bonification. J’avais reconnu l’étape et j’avais cette stratégie en tête. J’ai rattrapé Pogacar au sommet, mais je ne pensais pas pouvoir le battre», a expliqué Mas dont le tour de force restera comme l’une des images de cette première semaine de course.
Pogacar vainqueur malgré une grosse frayeur dans la descente
Mas a dû s’incliner face à la maestria de Pogacar qui s’est finalement imposé au sprint dans la dernière ligne droite dans les rues de Castello. Le leader du classement général s’est offert sa troisième victoire dans une Vuelta 2026 qu’il domine de la tête et des épaules même s’il s’est fait une belle frayeur dans la descente en sortant de la route.
Qu’est-ce qui se passe ? C’est un spectateur qui me dépasse ?
Tadej Pogacar
Le coureur de l’UAE Team Emirates est revenu sur son dépassement à l’issue de l’étape. Visiblement amusé. « Je ne savais vraiment pas que Mas était là, car j’avais entendu dire qu’un groupe de favoris était à 40, puis 50 secondes derrière », a-t-il expliqué avant de raconter les derniers mètres de l’ascension. «Je me suis juste dit : "OK, il faut que j’arrive au sommet de cette ascension." Mais je ne connaissais pas très bien la montée, alors je pense que j’ai mal géré mon effort. Quand il est arrivé à trois fois ma vitesse juste au sommet, je me suis demandé : "Qu’est-ce qui se passe ? C’est un spectateur qui me dépasse ?" Mais oui, j’ai vite compris qu’il connaissait cette ascension par cœur et qu’il avait fait un effort considérable. Je me suis immédiatement concentré sur lui et j’ai su qu’il était en grande forme.»