Le succès du jeune Français sur le Tour de Lombardie, ce samedi, a enthousiasmé la presse internationale.
Passer la publicité Passer la publicité
Une accélération soudaine. À 19 km de l’arrivée. Un rictus déterminé et un rythme qui ne va jamais faiblir. Paul Seixas vole. Il décramponne un à un ses dangereux et prestigieux rivaux. Le jeune leader de l’équipe Decathlon CMA CGM va, au bout de l’effort, couper la ligne d’arrivée à Côme, s’imposer dans le Tour de Lombardie ce samedi, décrocher le premier Monument de sa jeune carrière. Entrer dans la légende. Une performance qui a impressionné la presse internationale.
En Italie, le Corriere dello Sport s’attarde sur « Paul Seixas, le jeune prodige du cyclisme qui a remporté le Tour de Lombardie. À 20 ans, il est devenu le plus jeune vainqueur de l’histoire du Tour de Lombardie. Après quatre décennies marquées par de très rares succès, la France a trouvé le champion qu’elle attendait. » Pier Bergonzi fait, dans la Gazzetta dello Sport, un parallèle entre Seixas et Felice Gimondi d’un côté, Eddy Merckx et Pogacar de l’autre : « Personne comme Seixas, le nouveau géant du cyclisme sacré lors d’une Lombardie qui est déjà entrée dans l’histoire. Sur les rives du lac de Côme, un phénomène a pris son envol. On se souviendra longtemps de la 120e édition de la Classique des feuilles mortes. Et comme Felice Gimondi (dans les années 1969, 1970), il se fait une place à l’ère du « Cannibale. » « L’étoile Seixas » brille dans le Corriere dello Sport.
En Belgique, la RTBF résume : « Le jour de gloire est arrivé ! Paul Seixas a décroché ce samedi son premier Monument en remportant le Tour de Lombardie. Le Français a accéléré dans le Civiglio et laissé sur place tous les autres favoris. À 20 ans, il devient ainsi le plus jeune coureur de l’histoire à remporter le Tour de Lombardie. » Eric Clovio écrit dans Le Soir : « Sur les rives envoûtantes du lac de Côme, où Remco Evenepoel espérait enfin refermer une histoire intime, Paul Seixas a ouvert un chapitre de la sienne, avec l’à-propos de ces talents qui semblent toujours avoir un peu d’avance sur leur âge. Le Lyonnais a ce samedi remporté le 120e Tour de Lombardie, au terme d’un raid solitaire de 19 kilomètres, impressionnant de justesse et légèreté dans une finale si exigeante (deux fois San Fermo Della Battaglia avec, dans l’interstice, le terrible Civiglio). Il a confirmé ce que ses jambes annonçaient déjà (faut-il rappeler qu’il avait gagné la Flèche Wallonne et le Tour de Catalogne, fini 2e de Liège-Bastogne-Liège cette saison) : la pépite du cyclisme mondial est une star affirmée. » « Le monumental Paul Seixas a (encore) écrit l’histoire », ajoute la Dernière Heure.
En Espagne, Marca souligne : « Seixas a franchi la ligne d’arrivée en solitaire pour décrocher la victoire dans le premier monument de sa carrière. Il l’a fait en restant fidèle à la règle qui dicte la norme dans ce cyclisme sauvage qui domine la route après la pandémie. Le Français s’est imposé en établissant un nouveau record dans l’ascension décisive. Les exploits de Pogacar, Vingegaard ou Van der Poel s’accompagnent souvent de nouveaux records sur les côtes et les cols, et, en Lombardie, Seixas a pulvérisé le record du Civiglio établi par Pogacar en 2022 avec un temps de 12’29’’. »
Dans L’Équipe, Alexandre Roos éclaire : « Seixas a donc accroché son premier Monument à tout juste 20 ans, le plus jeune vainqueur de l’histoire du Tour de Lombardie, qui célébrait sa 120e édition. Le plus jeune, aussi, d’une des cinq classiques les plus prestigieuses de l’après-guerre, mieux qu’Eddy Merckx qui avait remporté son premier Milan-San Remo, en 1966, à 20 ans et 275 jours. Seixas a balayé tout cela samedi quand on a convoqué l’histoire ; il s’en fiche comme de son dernier bulletin scolaire, tous ces trucs de vieux qui sentent la poussière. Alors en vieux, on écrira pour lui à quel point c’est immense, vertigineux, d’être en avance sur les meilleurs de tous les temps, avec cette victoire en Lombardie mais aussi l’ensemble de sa saison, et on espère que ceux qui avaient trouvé le temps et des raisons de déjà émettre des doutes sur lui, sur son talent, petits juges qui aiment la justice expéditive, se sentent un peu idiots depuis samedi soir. »
Dans Le Parisien, Bernard Hinault applaudit : « Il a explosé les mecs en Lombardie en montrant sa puissance. Ce gosse a eu une attitude de champion et je dis bravo ! »