Plusieurs équipes du Tour de France femmes utiliseraient cette pratique pourtant interdite par l’UCI, lors des contre-la-montre. Un effort chronométré est prévu sur la 4e étape de l’épreuve, mardi, entre Gevrey-Chambertin et Dijon.
Passer la publicité Passer la publicitéAlors que le peloton du Tour de France femmes 2026 s’apprête à disputer un contre-la-montre lors de la 4e étape, mardi, plusieurs équipes se sont plaintes de tricherie. Le média néerlandais, WielerFlits, spécialisé dans le cyclisme, révèle que plusieurs formations l’ont approché pour dénoncer une pratique : le rembourrage des soutiens-gorges, qui serait effectué par certaines coureuses.
Simuler une poitrine plus généreuse grâce à cette technique permettrait d’obtenir un avantage aérodynamique et donc de gagner en vitesse lors de cet effort chronométré. Le professeur d’aérodynamique à l’Université Heriot-Watt en Écosse Bert Blocken a expliqué, schéma à l’appui, qu’il s’agit d’un «carénage de poitrine qui modifie le flux d’air autour du corps, réduisant ainsi la surpression sur les cuisses», pour une résistance à l’air diminuée.
Passer la publicitéCertains réclament un système de vérification à l’arrivée
La modification artificielle des vêtements est toutefois interdite par le règlement de l’Union Cycliste Internationale (UCI). Cependant, cette interdiction est actuellement très peu appliquée, note le média, qui n’a pas précisé l’identité des formations venues dénoncer cette tricherie, avec une solution.
Celles-ci demandent à l’organisation de la course de mettre en place un système de vérification après le chrono dans une tente fermée «pour voir si elles ne cachent rien». Le parcours de 21 kilomètres autour de Dijon pourrait être bouclé à une vitesse éclair au-delà des prévisions, puisque cette technique permettrait un gain considérable de temps d’au moins 0,78 seconde par kilomètre, de quoi inquiéter les organisateurs.
