ENTRETIEN - Le dirigeant de l’écurie allemande revient sur le parcours de son pilote italien, de son recrutement à l’âge de 12 ans jusqu’au titre suprême de champion du monde de Formule 1.
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Par Alessandra Retico (La Repubblica)
Toto Wolff est assis dans son bureau, au sein de l’espace d’hospitalité de Mercedes. Âgé de 54 ans, cet Autrichien est père de trois enfants : un fils de 24 ans et une fille de 21 ans, issus de son premier mariage, ainsi qu’un garçon de 9 ans, né de son union avec Susie Stoddart. Le patron de l’écurie nous accueille tandis que, de l’autre côté de la cloison, Kimi Antonelli discute avec des invités. « Vous devriez voir comment il se comporte : il est accessible et attentif aux autres. Il est humble, tout en dégageant une aura particulière. »
LA REPUBBLICA. - Qu’est-ce qui distingue Kimi des autres ?
TOTO WOLFF.- Sa capacité d’analyse. Après des qualifications ratées, il était là, avec Bono, sans se préoccuper du lendemain ni du championnat. En réunion, on dirait un pilote de 35 ans. Il sait faire son autocritique (« Je n’ai pas fait un bon tour »), alors que d’autres rejettent la faute sur la voiture, le moteur ou leurs adversaires
