Les Parisiens, ternes depuis le début de saison, aborde (déjà) le premier tournant de leur saison. Sortie de route interdite, ce samedi à domicile, face au leader lyonnais.
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Demi-finaliste la saison dernière, le Stade Français est attendu au tournant. Et le premier se présente déjà. Dès la 4e journée… Avec une seule victoire - bizarre, un cavalier seul durant une mi-temps avant des sueurs froides pour conserver un court avantage, 28-26, face à Perpignan - et deux défaites en déplacement (Clermont, Bordeaux), les Parisiens pointent à la 11e place, avec 4 petites unités au classement et la plus mauvaise attaque de ce début de saison (seulement 54 points inscrits).
Le rendez-vous contre Lyon, ce samedi à Jean-Bouin, s’annonce donc crucial. Un virage en épingle à ne pas rater sous peine de partir dans le décor… Sans en nier l’enjeu, Paul Gabrillagues le remet en perspective. «L’an dernier, on était dans la même situation après trois journées, avec une victoire à domicile et deux défaites en déplacement. On avait lancé notre saison lors de notre quatrième match, à la maison», rappelle le capitaine des Soldats roses. Un succès autoritaire, 28 à 7, face à l’UBB.
« On est satisfait de nos premières mi-temps à Clermont et à Bordeaux. C’est lors des deuxièmes mi-temps où on a péché sur l’engagement, » Passer la publicité
L’adversité, ce samedi, sera tout aussi relevée : un LOU aux crocs aiguisés, actuel leader du championnat avec trois victoires, dont deux bonifiées. «On sait que c’est un gros rendez-vous et on veut être présent», prolonge Gabrillagues. Le cahier des charges est connu : être plus réaliste en attaque, ne pas offrir des opportunités de contre aux Lyonnais et, surtout, être constants 80 minutes durant.
«On est satisfait de nos premières mi-temps à Clermont et à Bordeaux. C’est lors des deuxièmes mi-temps où on a péché sur l’engagement, on a manqué de ballons, balise Perry Freshwater, l’entraîneur en charge de la mêlée. Il faut qu’on retrouve notre niveau de jeu. Mais les mecs ont bien bossé. On a hâte de retrouver Jean-Bouin…»
Lorre et Couilloud adorent jouer avec les allumettes…
Louis Carbonel résume la menace. «Lyon a beaucoup de facteurs X. On s’est préparé en conséquence pour essayer de verrouiller tout ça», révèle l’ouvreur parisien. Si l’ailier fidjien Jiuta Wainiqolo, meilleur marqueur d’essais du Top 14 la saison dernière (18) et déjà trois réalisations cette année, ne sera pas là, Gabin Lorre ou Baptiste Couilloud, pour ne citer qu’eux, adorent également jouer avec les allumettes…
Les raisons d’espérer ne manquent pas côté parisien. La semaine dernière, le Stade Français a sombré après la pause face à l’UBB (40-10 score final) mais avec une équipe fortement remaniée, privée de la plupart de ses cadres. L’équipe-type est de retour. Reposée. Ambitieuse. «À nous d’essayer de gagner pour prendre de la confiance et enclencher une dynamique », annonce Carbonel. Son manager, l’Anglais Paul Gustard, se veut confiant. «Au rugby, on a parfois l’impression d’être à des années-lumière de l’objectif alors qu’en réalité, on en est tout près…»
