Pour le manager de Montpellier, pas question de voir les retrouvailles avec Toulouse, prévue ce dimanche, «comme une revanche» de la finale perdue en juin. Le MHR veut surtout corriger ses largesses dans la bataille des rucks, point faible identifiée lors de cette finale.

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Le manager de Montpellier Joan Caudullo n’entend pas considérer les retrouvailles de dimanche avec Toulouse, en clôture de la 4e journée de Top 14, comme une « revanche » de la finale perdue (28-20) il y a trois mois au Stade de France.

Le 27 juin, dans l'enceinte de Saint-Denis, le MHR, équipe surprise de la saison, avait fait douter l'ogre toulousain mais avait finalement échoué, faute de réalisme, à l'occasion de la quatrième finale de son histoire.

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L'homme fort de Montpellier s'inspirera des lacunes entrevues lors de cette finale, toujours aussi douloureuse pour lui, pour mieux contester le quadruple champion en titre: «Je n'ai pas regardé la finale de la première à la 80e, parce que ça fait mal. Mais j'ai regardé des séquences, pour qu'on soit meilleurs. On s'est préparés normalement. On a mis une stratégie en place pour les jouer par rapport à leurs points forts et leurs peu de points faibles», a-t-il expliqué vendredi.

«Quand ils sont à 100%, ils sont injouables»

Quinze jours après la démonstration toulousaine devant Bordeaux-Bègles (48-12), Joan Caudullo se méfie de la capacité de la bande à Antoine Dupont à se transcender dans les grands moments.

«Toulouse, quand ils sont à 100%, au regard de ce qu'ils sont capables de faire individuellement et collectivement, ils sont injouables. C'est la meilleure équipe en France. Et même si ça fait deux fois qu'ils ne sont pas champions d'Europe, c'est une des meilleures équipes d'Europe, voire du monde».

«Je ne suis pas en train de dire que c'est impossible. Il faut qu'on se donne les moyens de pouvoir réussir ce pari. Et s'ils ne sont qu'à 80%, il faut qu'on saisisse l'opportunité. Mais contre Bordeaux, il y a deux semaines, ils étaient à 100%», prévient-il.

Pour prétendre à un résultat dimanche à Ernest-Wallon, Montpellier devra soigner le secteur des rucks: «Toulouse est une équipe qui a un temps de jeu effectif assez important et aime bien jouer sur les turnovers. Quand elle perd la guerre des rucks, comme ça a pu être le cas contre Bordeaux en Coupe d'Europe, elle peut perdre des matches de haut niveau. Nous, en finale, contre eux, on a été en difficulté dans ce secteur-là. C'est des choses qu'il faut arriver à traiter», a-t-il indiqué, avant d'aborder cette rencontre avec un effectif remanié.

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À la veille de cette 4e journée, Montpellier occupe la 5e place du Top 14, un point derrière Toulouse (2e).