L’Usap accueille Toulon ce samedi soir en espérant confirmer un début de saison prometteur. Un nouveau succès à domicile calerait les Catalans en milieu de classement.

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José Duarte Madeira, le chef de meute

En recrutant le deuxième-ligne portugais, l’Usap a réussi l’un des gros coups de l’été. L’ancien joueur de Grenoble a aisément comblé le fossé entre Pro D2 et Top 14. Après 7 journées de championnat, José Duarte Madeira est le meilleur plaqueur de ce début de saison (86 plaquages réussis, à égalité avec le Parisien Gabrillagues). Indispensable (7 fois titulaire), l’actuel capitaine des ‘’Lobos’’, qualifiés pour la Coupe du monde 2027 après avoir été la révélation de celle de 2023, s’est imposé sans coup férir comme le leader de l’équipe catalane à seulement 25 ans. «Moi, le gamin venu de Lisbonne dirigeant un vestiaire français… Ce n’était pas seulement une responsabilité sportive, c’était une reconnaissance que le travail finit toujours par payer et par parler plus fort que les origines», confiait-il dans la vidéo de présentation de l’Usap… À la fois à l’aise dans les airs (1,95 m) et (très) dur à l’impact (110 kg), Madeira peut également jouer en troisième-ligne, où sa hargne défensive fait encore plus de victimes.

Théo Forner, la fusée olympique

On n’arrête plus le champion olympique à 7 (en 2024, à Paris). En huit journées, Théo Forner aligne les statistiques rutilantes : 5 essais inscrits, 7 franchissements, 18 plaquages cassés, 565 mètres parcourus (dans le top 10 de chacun de ses classements). Logiquement, il est le 3e joueur le plus utilisé (549 minutes), toutes équipes confondues, au premier quart de la saison. Ce qui lui a valu, légitimement, d’être convoqué par Fabien Galthié cet été, puis à nouveau ces derniers jours. Toujours pas capé, sa première sélection semble cependant plus proche que jamais. Une reconnaissance pour ce pur produit de la formation catalane.

Antoine Aucagne, remis sur pied

Les blessures nécessitant de lourdes interventions chirurgicales (un pouce proche de l’amputation, puis le dos) avaient compliqué ses deux premières saisons à l’Usap. Le neveu de David Aucagne, ouvreur du XV de France dans les années 90, avait pourtant connu des débuts prometteurs : champion de France Espoirs avec le Stade Aurillacois en 2022, meilleur réalisateur de Pro D2 (toujours avec le club cantalou) en 2024… Polyvalent 10-15, le joueur de 26 ans évolue essentiellement à l’arrière depuis le début de saison. Et se fait remarquer, entre autres, pour son efficacité face aux perches : 53 points inscrits pour émarger à la 3e place des meilleurs réalisateurs du Top 14.

Noé Della Schiava, la French touch

L’ancien Rochelais avait réussi de bons débuts avec son nouveau club il y a deux saisons. Avant de voir son élan stopper par une rupture d’un ligament croisé du genou droit en octobre 2025. Enfin remis, et en pleine possession de ses moyens, Noé Della Schiava (24 ans, 1,93 m, 95 kg) a retrouvé toute son efficacité sur l’aile de la troisième ligne catalane. En particulier en touche, son point fort. «C’est un leader impliqué, souligne le manager de l’Usap, Laurent Labit. La saison passée, même blessé, il était à toutes les réunions sur la touche, il a regardé des centaines de vidéo…» Affamé après dix mois sans jouer, le Gardois, qui était parti se confronter au rugby néo-zélandais durant un semestre en 2020, ne s’économise pas : 6 titularisations en 7 journées.

Paolo Garbisi, à la relance

Son aventure dans le championnat de France – Montpellier, puis Toulon – a connu des hauts mais surtout beaucoup de bas. Pas toujours mis en confiance, le demi d’ouverture de l’Italie a peiné à se rendre indispensable. Paolo Garbisi n’a pas bien vécu que le RCT lui indique la sortie sans ménagement l’été dernier. Le temps de chasser les doutes, de prendre la mesure de sa nouvelle destination – une équipe habituée à batailler en fin de classement -, et le numéro 10 retrouve son niveau, exprime enfin son potentiel. Épanoui. Un gros plus niveau expérience, et sang-froid, pour un club qui mise beaucoup sur la jeunesse. Talent précoce, Paolo Garbisi, malgré un CV déjà épais, n’a d’ailleurs que 26 ans.