Il n’y a pas eu photo ce samedi, à Chaban-Delmas, entre les Girondins et des Franciliens totalement dépassés pour la reprise du Top 14.
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Pire encore qu’une humiliation. Samedi soir, pour le premier choc de cette nouvelle saison de Top 14, le Racing a été littéralement humilié comme rarement sur la pelouse de l’Union Bordeaux-Bègles, où il n’avait plus gagné depuis six rencontres. Une nouvelle fois, les Franciliens ont subi la loi des doubles champions d’Europe, absolument irrésistibles devant leur public pour la reprise du championnat.
C’est simple : il n’y a pas eu de match. À aucun moment, les Ciel et Blanc n’ont existé dans cette partie. Même pire, les joueurs de Patrice Collazo n’ont jamais donné l’impression d’être sortis des vestiaires ou rentrés de vacances. Dix essais à un en faveur des Unionistes, qui en avaient déjà déposé cinq rien qu’en une demi-heure, puis huit en 45 minutes. Un carnage. Une déculottée sans nom pour le Racing, qui essuie sa plus cinglante défaite sur le terrain de l’UBB. Livide sur son banc de touche, Patrice Collazo a traversé cette soirée désemparé face à l’impuissance et l’inertie de son équipe.
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Alors que les Franciliens s’étaient (a priori) renforcés durant l’intersaison, notamment avec les arrivées de Maxime Machenaud ou encore de Paul Costes, l’ex-Toulousain, ces derniers ont pu constater le gouffre qui les séparait des vainqueurs des deux dernières Champions Cup, guidés par une charnière Maxime Lucu-Matthieu Jalibert toujours aussi excellente, et par les doublés de Cameron Woki (7e, 13e), de Tom Willis, pour son retour en France (25e, 32e), et du phénomène Louis Bielle-Biarrey, qui aura attendu les 20 dernières minutes de la partie pour faire parler sa vivacité hors du commun (62e, 71e). Un doublé de «LBB» qui vient célébrer sa prolongation à l’UBB jusqu’en 2029, officialisée quelques minutes avant le coup d’envoi, devant des supporters girondins déchaînés.
L’essai de Seru Uru pour le Racing à l’heure de jeu (64e) n’a évidemment rien changé. Les Unionistes ont frappé fort, très fort, et dès la première journée. Leur huitième place embarrassante la saison passée a l’air d’être un lointain mauvais souvenir : les hommes de Yannick Bru ont démarré de façon rêvée ce nouvel exercice 2026-2027, qui pourrait, peut-être, les conduire au Graal, à savoir le premier Bouclier de Brennus de l’histoire du club.
