Découvrez les déclarations de la neuvième journée du Top 14, et notamment les matchs à Clermont, Bordeaux et Paris.

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Clermont - Racing 92 : 37-30

Patrice Colazo (Entraîneur du Racing) : «J'ai entraîné pas mal de groupes et j'en ai vu des résignés, mais celui-ci est encore motivé, et verra bientôt la lumière. On a un problème de justesse et de leadership technique et on le paye en fin de match. La conquête fonctionne puis se dérègle, la touche c'est pareil, et les choses nous ramènent à notre réalité de ces derniers matches et il faut rester lucide et avoir de l'engagement. On a une période difficile à passer et après la trêve un nouveau championnat commencera. On a une différence de points c'est vrai, mais on n'est pas si loin dans le jeu».

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Kylan Hamdaoui (arrière de Clermont) : «Cela fait du bien, cela faisait quatre semaines qu'on revenait les lundis avec des questions. Alors on prend cette victoire avec plaisir. On a su faire bloc de la première à la dernière minute, c'était serré jusqu'à la fin et tout aurait pu basculer avec des pénalités un peu stupides qui ont maintenu cette équipe du Racing dans le match. On voulait mettre du rythme, même si cela ne s'est pas forcément vu, mais on aurait pu creuser un peu plus l'écart dans ce match, mais notre indiscipline nous a mis un peu dans le dur».

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Christophe Urios (Entraîneur de Clermont) : «C'est une victoire de joie, on est content ce soir. Des larmes de bonheur pour Jauneau à la fin ? Oui c'était Noël ! On se fait cracher dessus, mais si on rajoute six points on est troisièmes aujourd'hui, alors calmos ! Nos leaders ont mené le match parfaitement. C'est ma plus belle victoire depuis que je suis ici. C'est l'année où je suis le plus aligné avec mon groupe, ce soir je n'attendais pas de réponse, j'ai aimé l'état d'esprit. On a des supporters incroyables, parfois déçus, parfois résignés mais ils sont toujours là avec nous. Les appels vidéos étaient un peu pénibles et nous ont impactés sur le rythme et avec trois essais refusés, mais on s'en est bien sorti finalement.»

Bordeaux-Bègles - Bayonne : 19-14

Nicolas Depoortere (centre et capitaine de Bordeaux-Bègles) : «C'est un ouf de soulagement. On savait leur stratégie, on avait vu leur banc et ça a plutôt bien marché car en seconde mi-temps, on a commencé à douter mais on n'a pas baissé les bras, on a gardé l'intensité très haut, ce qui nous a fait gagner derrière. Hugo Avogadro sort un match extraordinaire, c'est une belle pépite que le staff a recrutée. Il est impressionnant depuis le début de saison et il a encore montré sur les duels aériens, en touche même si c'est un ailier, il marque. C'était un match plus physique que couru. C'était plutôt satisfaisant de sortir à 14-0 à la mi-temps. La dernière possession (bayonnaise) est flippante. Le stress total, ils arrivent à franchir nos 5 mètres et derrière il y a ce grattage extraordinaire de Tom Willis qui nous sauve et sauve tout Chaban».

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Léo Coly (demi de mêlée de Bayonne) : «Très frustré, surtout qu'on voit qu'on ne tombe pas loin. Mais au vu de notre première mi-temps, c'est difficile d'espérer un résultat même si on a un énorme état d'esprit. On se sentait qu'il y avait quelque chose à faire. Mais avec une première mi-temps comme ça, à 14 points derrière, c'était compliqué de rivaliser. On n'a clairement pas d'occasions en première mi-temps, on passe 30 minutes dans notre camp et le seul moment où on a deux rucks dans leur camp, on perd le ballon. Ça fatigue de défendre. On est très indisciplinés. Le gros mal de la première mi-temps en attaque, c’étaient nos rucks. Et on a fini sur un ruck perdu. C'est un peu l'image de notre match d'aujourd'hui».

Lyon - Vannes : 48-25

Jean-Noël Spitzer (manager de Vannes) : «Nous avons été battus par le banc de Lyon. Nous avions de l'expérience sur les remplaçants. J'attendais des entrées qui pèsent davantage. Notre énergie mentale en deuxième mi-temps s'est délitée. En face, l'adversaire était peut-être un peu endormi en première mi-temps. Il a été meilleur que nous en deuxième période. Le match se joue dans le jeu au sol. Lyon a pris l'ascendant en deuxième période dans ce secteur et a aussi récupéré les deuxièmes ballons. La différence se fait également sur un carton jaune stupide, une faute que l'on doit éviter. C'est un petit tournant. Mais pas que. Dans tous les matches à l'extérieur, nous sommes dans la capacité d'être dans le bonus défensif à la 70e, mais nous n'arrivons pas à faire basculer les situations en notre faveur».

Karim Ghezal (manager de Lyon) : «Je suis content du résultat final, de la deuxième mi-temps magnifique. Il a fallu faire un travail d'usure. Notre conquête a été consistante. Nous avons beaucoup travaillé les mauls. Avec 23 points, nous sommes déjà au niveau des points pris la saison dernière à la fin des matchs aller. À part Toulouse ou Bordeaux, peu d'équipes parviennent à enchaîner régulièrement les performances».

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Antoine Deliance (3e ligne aile et capitaine de Lyon) : «Tout n'est pas parfait, mais il y a de la joie d'avoir pris cinq points au classement. À la mi-temps, nous savons que nous ne sommes pas au niveau où nous devons être, en termes de précision ou d'intensité. En deuxième mi-temps, nous n'avons pas beaucoup changé de stratégie, à part l'intensité que nous avons mise. Nous avons réussi à repartir chez eux et recoller au score. Il y a eu une bonne réaction de l'équipe. Nous avons mis notre jeu en place, et avec la qualité de nos joueurs derrière, cela peut aller vite».

Stade français - La Rochelle : 43-24

Paul Gabrillagues (capitaine du Stade français) : «On aurait regretté de ne pas avoir le bonus, car en deuxième mi-temps on a un gros temps faible et on laisse les Rochelais revenir dans le match. Ces quatre essais sur mauls pénétrants c'est quelque chose qu'on travaille chaque semaine, mais on ne l'a pas fait plus que d'habitude cette fois. On aborde tous les matches de la même manière, mais jusque-là on a manqué de consistance à l'extérieur (quatre défaites en quatre matches). L'enchaînement des matches est compliqué, très compliqué. On parle de santé des joueurs, il faudrait trouver un juste milieu.»

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Ronan O'Gara (manager de La Rochelle): «Pendant 40 minutes c'était difficile pour nous, avec beaucoup trop d'indiscipline et d'erreurs non provoquées qui nous ont empêchés de mettre du volume, avec zéro vitesse, zéro tempo. (...) C'est compliqué en ce moment, notre capacité à faire des cadeaux à l'adversaire. Encaisser un essai sur ballon porté pourquoi pas, mais pas quatre. Je m'attendais à plus après la semaine dernière. Peut-être que le message n'est pas bon, le responsable c'est moi, mais je suis confiant, on va trouver des solutions et on va avoir de meilleures journées».