Les Franciliens, auteurs d’un début d’exercice en dents de scie, veulent faire un coup, samedi, sur la pelouse des Toulonnais, qui traversent une crise avec le départ de Pierre Mignoni.
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Son passage réussi à la mêlée contre Perpignan :
«Je me suis plu à la mêlée. Ça faisait longtemps que je n’avais pas commencé un match en 9. Ça s’est plutôt pas trop mal passé. Donc, je suis plutôt content. (sourire)»
Enchaîner à Toulon pour la première fois de la saison :
«Le résultat était là contre Perpignan. Avec le bonus, c’était important. On avait à cœur de se racheter par rapport à ce début de saison et de marquer vraiment notre début de saison à domicile. Et maintenant, il faut capitaliser parce qu’on a pris du retard avec ces deux défaites à domicile au début (contre Lyon et Bayonne).»
Être dans l’action plutôt que la réaction :
«Comment enchaîner ? En restant dans l’action comme on essaye de le faire. C’est un peu notre maître mot, de ne pas être toujours dans la réaction. Continuer de capitaliser sur ce qui a pu marcher à La Rochelle à l’extérieur, ce qui a pu marcher contre Perpignan à domicile et de faire un mélange des deux pour aller essayer de chercher un résultat à Toulon.»
Toulon en pleine tempête :
«On s’est concentrés sur nous. On sait la période que Toulon traverse en ce moment. Si on commence à s’intéresser à toutes les équipes qui sont en difficulté, on ne s’en sort pas. Donc, on a beaucoup de respect pour eux. On sait qu’ils vont nous livrer une grosse bataille ce week-end, mais on s’est plutôt concentrés sur ce qu’on pouvait maîtriser, c’est-à-dire nous.»
En contact avec son ami Gaël Fickou :
«On s’appelle une fois par semaine ou une fois toutes les deux semaines. On se tient au courant. Forcément, il a beaucoup compté pour moi et c’est un très bon ami. Après, on fait forcément la différence entre le rugby et le perso, donc c’est plutôt facile…»
Les ambitions du Racing 92 :
«Quand tu joues au Racing, tu espères forcément gagner un titre, même si là, c’est compliqué depuis le début de la saison… Mais la saison est longue. L’année dernière, je pense que personne ne nous attendait en demi-finale et malgré tout, on a réussi à y aller. Donc, c’est toujours de faire mieux. On a un super groupe, on a de très bons jeunes qui montent et on peut faire quelque chose. Il faut juste qu’on s’en donne les moyens et ça commence par confirmer notre victoire à domicile avec un coup à l’extérieur.»
Son poids dans le vestiaire francilien :
«Je ne suis plus le petit jeune qui monte. Maintenant, je suis un joueur confirmé du vestiaire . J’ai un âge qui avance aussi (il aura 29 ans fin décembre, NDLR), donc j’essaye de me servir de cette expérience pour accompagner les jeunes qui montent ou alors accompagner juste tous mes coéquipiers du mieux que je peux, avec l’expérience que j’ai pu acquérir avec les grands joueurs que j’ai côtoyés.»
Sa polyvalence 9-10 :
«Je m’attends à jouer dès qu’on fera appel à moi. Moi, j’espère juste que je serai sur le terrain, après, que ça soit 9 ou 10, en vrai, je m’en fous un peu. Après, si je dois jouer plus 9 parce qu’il y a la blessure de Léo (Carbonneau, victime d’une rupture du ligament croisé du genou en août, NDLR), ça sera avec plaisir que je jouerai 9. Mais je n’ai pas plus d’infos que ça. Je suis juste prêt à jouer les deux postes.»
Délocalisations, matchs tout le temps à l’extérieur :
«On a un petit peu l’habitude. Ça fait maintenant, deux-trois saisons qu’il nous arrive de délocaliser des matchs. Donc, on n’a pas de surprise par rapport à ça. En vrai, on essaye de juste ne pas y penser. On se concentre sur ce qu’on peut maîtriser. C’est-à-dire notre équipe, notre groupe, qu’est-ce qu’on peut faire pour que le groupe arrive le mieux préparé le week-end. Donc, on se recentre vraiment que sur nous et ça peut être aussi un supplément d’âme de se dire : "On se concentre que sur nous et peu importe où on joue, que ce soit à domicile ou à l’extérieur, on doit aller chercher quelque chose."»
Le Racing 92 en réussite à l’extérieur :
«Je pense que le Racing a toujours été une équipe plutôt dangereuse à l’extérieur. Il faut juste qu’on garde ça. L’année dernière, au final, on ne perd qu’un seul match à domicile. Là, on a déjà fait pire, donc on va juste essayer de maîtriser ce qu’on peut maîtriser. Et là, c’est de ne plus perdre à domicile et de faire des coups à l’extérieur.»
L’arrivée de Thomas Ramos pour jouer 10 :
«Au début, quand tu apprends la nouvelle, tu es plutôt content quand tu as un grand joueur qui rejoint ton équipe. Après, qu’il joue numéro 10 ou numéro 15… S’il joue 10, je me battrai pour essayer de jouer 10 aussi ou si je dois jouer 9, je jouerai 9. La chose positive, c’est que c’est un grand joueur qui nous rejoint. Mais là, on a encore sept, huit mois pour aller chercher quelque chose tous ensemble. Je pense que lui, il est concentré avec son équipe. On aura le temps d’y penser la saison prochaine.»
