Le pilier droit international a détaillé dans les colonnes de L’Équipe les raisons qui l’ont poussé à quitter l’ASM la saison prochaine pour rejoindre le RCT.

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Le départ de Régis Montagne pour Toulon à l’issue de la saison a été confirmé mardi par le président varois Bernard Lemaître dans les colonnes de L’Équipe . Dans les colonnes du quotidien sportif, le pilier droit international (25 ans, 9 sélections) a justifié, mercredi, ce choix par des divergences sur les ambitions et les moyens du projet clermontois, selon le pilier international de 25 ans. «Avant de partir en équipe de France, j’ai eu une longue discussion avec une partie de la direction du club. C’est le moment où tout a un peu basculé. Ce jour-là, je n’ai pas eu le message qui aurait pu me pousser à rester. Je n’ai pas eu les réponses que j’attendais. Même si on a une très bonne équipe à Clermont, il y avait des trucs qui ne m’allaient pas, explique-t-il. Les ambitions sportives et les moyens mis à disposition pour y arriver. Ce qui manquait, je pense l’avoir trouvé dans le discours de Toulon. J’avais aussi besoin de me remettre en danger ailleurs.»

Régis Montagne - qui s’est engagé pour quatre saisons avec le Rugby Club Toulonnais - assure que son choix n’a pas été dicté par l’aspect financier. «Je n’ai discuté qu’avec Toulon et Clermont. On avait mis tous les autres [clubs] en stand-by. Le projet du RCT m’a plu et inversement j’ai senti un intérêt fort de leur part. Et je crois que ma copine est aussi très contente qu’on aille là-bas !» Face aux réactions sur les réseaux sociaux, il ajoute : «Parfois, c’était quand même assez drôle. J’en ai lu des conneries ! (Il rigole) Notamment que j’allais devenir milliardaire ou que j’allais avoir un appartement de fonction à Monaco. (…) Ça n’a jamais été une question d’argent. Je ne suis pas comme ça. Les offres financières de Toulon et Clermont étaient d’ailleurs similaires.»

La saison vient juste de commencer et il faut tourner la page. Je ne veux surtout pas rajouter de la polémique à la polémique. Il faut passer à autre chose maintenant

Jean-Claude Pats, président de Clermont

Le départ d’Étienne Falgoux, proche de Montagne et non conservé par Clermont avant de rejoindre Nice, a également pesé dans sa perception de l’avenir au club. «Si j’avais joué quinze ans à Grenoble, qui est mon club de cœur, et que j’étais sorti par la porte où il est sorti, franchement je n’aurais pas aimé. Ça m’a fait de la peine pour le joueur mais aussi pour l’homme. Il ne méritait pas ça. Il m’a pris sous son aile dès que je suis arrivé. Il a toujours été de bon conseil. Je respecte le choix des dirigeants mais je ne le partage pas.»

Le président de l’ASM Clermont Auvergne, Jean-Claude Pats a, lui, appelé à tourner la page : «J’ai dit ce que j’avais à dire sur le sujet. Je n’ai rien à rajouter. La saison vient juste de commencer et il faut tourner la page. Je ne veux surtout pas rajouter de la polémique à la polémique. Il faut passer à autre chose maintenant. (…) Les supporters écoutent les joueurs. Très bien. Mais il faut aussi écouter le président et l’entraîneur. Chacun a le droit de penser ce qu’il veut. Ce qui est important, c’est le projet du club, que je porte avec beaucoup d’humilité…»