Toujours en quête d’une première victoire, les promus bretons reçoivent, samedi à la Rabine, des Auvergnats en plein doute. Avec plusieurs raisons de croire à un premier succès.

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«J’ai l’impression de me répéter mais chaque semaine, on n’est pas loin de gagner et on repart avec zéro point. On est encore la gentille petite équipe de Vannes, ça commence à être lourd.» Nathanaël Hulleu, l’ailier breton, s’était montré un peu fataliste après la défaite, lors de la dernière journée, contre Perpignan (21-12), qui laissait les promus bretons avec un seul petit point au classement, et déjà huit unités de moins que l’avant-dernier, Castres. Pour le RCV, le temps presse, les journées se suivent et se ressemblent : le club morbihannais rivalise, n’est pas loin, mais repart quasiment à chaque fois sans points.

Les statistiques montrent pourtant que le dernier champion de Pro D2, pour sa deuxième montée dans l’élite, rivalise avec les meilleurs. Vannes possède, en effet, la neuvième défense du Top 14 avec 176 points encaissés. Et, mieux, les Vannetais n’ont jamais pris de grosses «valises». Leur plus large défaite ? -18 contre le RC Toulon. Pour le reste, ils sont toujours au contact : en moyenne, lors des six premières journées, ils n’ont perdu que par moins de 10 points (9,8 plus exactement). Autant de raisons d’y croire et d’espérer être le premier club promu à se maintenir depuis l’Aviron Bayonnais en 2022-2023.

C’est un match où l’on ne peut pas envisager autre chose que la victoire, car cela nous éloignerait trop des équipes qui nous précèdent

Jean-Noël Spitzer, le manager vannetais

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La venue de Clermont, samedi à la Rabine, s’annonce capitale. Pour ne pas être définitivement largué. Le match de la dernière chance ? «Non, le championnat est encore long et on ne sait pas du tout ce qui peut se passer, a nuancé Jean-Noël Spitzer, le manager vannetais, en conférence de presse. Mais c’est un match où l’on ne peut pas envisager autre chose que la victoire, car cela nous éloignerait trop des équipes qui nous précèdent. Aujourd’hui, il faut qu’on soit en position de gagner cette rencontre.»

L’ASM arrive en plein doute. L’équipe de Christophe Urios n’a remporté que deux de ses six matches en Top 14 et reste sur trois revers de rang, toutes compétitions confondues, le dernier contre le Leinster en Champions Cup. Jean-Noël Spitzer reste toutefois (et logiquement) sur ses gardes : «C’est difficile de trouver des points faibles à une équipe aussi bien installée en Top 14. Clermont a de vrais points forts, avec des joueurs capables de porter le ballon et une équipe solide sur les ballons portés. Sa charnière (Baptiste Jauneau et Harry Plummer, NDLR) parvient souvent à mettre du mouvement dans le jeu. Ce sont les principales caractéristiques qui ressortent de cette équipe.»

Hors de question pour les Bretons de tomber dans la sinistrose et de jouer, déjà, les victimes expiatoires. «Nous avons beaucoup parlé de la stratégie, de la manière d’attaquer Clermont et de défendre face à cette équipe. Nous avons aussi besoin de tous nos supporters pour mettre l’ambiance et aller chercher la victoire, clame l’Argentin Francisco Gorrissen, troisième-ligne et capitaine du RCV. Mais je pense surtout que chacun doit fournir cinq à dix pour cent d’efforts supplémentaires. Si nous y parvenons, je pense que nous mériterons cette victoire.»

Nous avons vu que ce championnat est très exigeant et que, pour gagner des matches, il faut vraiment tout donner et être à 200 % à chaque fois

Francisco Gorrissen, troisième-ligne et capitaine du RCV

Et le Puma aux trois sélections de marteler : «Le rugby est un sport très mental. Quand on parle de "physicalité", c’est parfois simplement une question de mentalité, de la manière dont on va au contact. Je n’ai pas envie de dire que cela nous a manqué, mais nous devons en mettre un peu plus. Nous avons vu que ce championnat est très exigeant et que, pour gagner des matches, il faut vraiment tout donner et être à 200 % à chaque fois. Oui, il faut apporter un peu de folie et aller chercher cette belle victoire.»

Jean-Noël Spitzer, icône du club honoré avec son staff lors de la dernière Nuit du Rugby à Olympia, n’entend pas modifier sa feuille de route, ni tout chambouler devant l’absence de victoires qui pourrait être pesante sur son groupe. «Nous abordons les matches et les semaines de travail sensiblement de la même façon. Nous construisons notre préparation et nous essayons de préparer la rencontre au mieux», explique-t-il. Il y a deux saisons, l’ASM était venue s’imposer, d’un rien, à la Rabine (19-20). Même scénario en 2026 ?

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Pour leur venue en Bretagne, les Auvergnats devraient avoir droit à un temps bien local. Ce que confirme le manager vannetais : «Les variables sont toujours la forme des joueurs et les conditions météorologiques. Nous risquons d’ailleurs de connaître des conditions difficiles samedi pour la première fois. Cela implique certainement quelques ajustements tactiques, mais le championnat est très long. Nous sommes dans un bloc extrêmement dense et il faut conserver une certaine régularité dans notre manière de préparer les semaines.» Les irréductibles Bretons n’ont pas dit leur dernier mot.